François Fillon, homme honnête

Publié le par Yves-André Samère

Il est bien, Fillon. Ce type, qui s’est fait élire par les gens de son parti afin de les représenter à l’élection présidentielle, tapait dans la caisse de l’Assemblée nationale pour fournir un salaire à sa femme, laquelle ne fichait absolument rien. Ce qui a dû rappeler la belle époque à Xavière Tiberi !

Et il a des alliés très intelligents, qui vous sortent des arguments imparables. Tel ce bon domestique qu’on a entendu ce matin sur France Inter. Il a déclaré qu’aucune loi n’interdit en France de faire travailler sa femme. Ben voyons. Quand votre boucher installe sa femme à la caisse de sa boutique, dans votre quartier, le couple se rémunère avec l’argent qu’il gagne sur ce qu’il vend à ses clients ; pas avec de l’argent public, pris dans la poche  – et à leur corps défendant – des contribuables.

Et cette admirable déclaration de Fillon, hier, selon laquelle l’article du « Canard enchaîné » dénonçant l’abus était « misogyne ». Elle est bien bonne. « Le Canard » misogyne, ça n’existe plus depuis une petite quarantaine d’années. Je suis allé souvent au siège du journal, et je n’y ai jamais vu que des femmes, toutes aimables et serviables. L’une des secrétaires, Chloé, à qui j’avais demandé un renseignement, m’a rappelé au téléphone quand elle l’a trouvé. Et les rédactrices du journal porteuses d’un nom féminin ne manquent pas, vous les trouverez en feuilletant ses pages. Du reste, les gens du « Canard » ne sont pas assez bêtes pour commettre un article misogyne et offrir ainsi des verges pour se faire battre.

Et l’hebdomadaire « Marianne » daté de demain fait remarquer que, pour une histoire pourtant moins grave, Juppé, en 2004, a été condamné (à la place de Chirac) à quatorze mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité pour une magouille à la mairie de Paris, au point de devoir s’exiler au Québec durant deux ans. Alors, Fillon, on réserve sa place dans le prochain avion pour Montréal ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Danièle 26/01/2017 22:15

Ce qui rime avec Pénélope chez Brassens c'est
" interlope "...je me demande bien quelle est votre arrière pensée...

Yves-André Samère 26/01/2017 22:24

Une arrière-pensée ? Oh le vilain soupçon ! Encore des boules puantes ?

DOMINIQUE 26/01/2017 14:30

Sur Inter, hier, une parlementaire LR a tourné autour du pot pour ne pas dire qu'elle n'avait jamais vu Penny sur place, malgré l'insistance du journaliste. On avait presque pitié pour elle.

Yves-André Samère 26/01/2017 14:48

Des tas de témoins ont dit la même chose. Depuis, Sarkozy rit dans sa barbe. Mais quel était donc ce qualificatif que Brassens faisait rimer avec “Pénélope” ? Ça commençait par “fieffée”.