« La vérité »... sur Clouzot

Publié le par Yves-André Samère

J’ai visionné le documentaire sur Brigitte Bardot diffusé hier soir sur France 3. Très intéressant, mais je me suis attaché surtout au passage sur le tournage de La vérité, film que Brigitte a tourné en 1960 sous la direction d’Henri-Georges Clouzot, et dans lequel elle incarnait une meurtrière avec un talent qu’on ne lui connaissait pas.

Dans le commentaire, B.B. révélait que Clouzot, qui était un véritable tortionnaire sadique, lui a donné une paire de gifles, et qu’elle la lui a rendue !

J’ai toujours su que Clouzot était un salaud, et que, notamment, il avait réellement torturé le pauvre Serge Reggiani durant le tournage de son film avorté L’enfer (jamais terminé, c’est Chabrol qui a repris le scénario quelques années plus tard).

Si l’envie m’en prend, je ferai un jour une récapitulation sur les réalisateurs de cinéma qui ont été des salauds. Ils ne manquent pas : Bergman, Hitchcock, Coppola, Trier, Sternberg, Polanski, Stroheim... La profession doit préparer à cet état d’esprit. Forcément : pour être réalisateur de cinéma, il faut avoir une âme de général en chef. Alors bien sûr...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

cacciarella 30/01/2017 11:23

Dans les pas gentils , je crois qu'on peut inclure Pialat

Yves-André Samère 30/01/2017 14:57

Vrai ! C’est même le mètre-étalon du salopard. Il a traîné dans la boue Jacques Dutronc, son interprète de “Van Gogh”. Lire ici : http://www.kinopoivre.eu/notules/2011/201108.php#dutronc

cacciarella 29/01/2017 10:44

Ce que j'ai découvert et apprécié aussi c'est l'attitude de Gabin qui c'est trompé, exprès 2 fois pour remettre Bardot sur les rails . Gabin , un chic type, un jour il joue, pour la première frois avec un jeune acteur; Bozzuffi , il le trouve très bon et demande au réalisateur-- je crois que c'était Grangier- de refaire la scène avec la caméra sur cet acteur .

Yves-André Samère 29/01/2017 11:05

Oui, j’ai noté ce passage. Gabin avait d’autres qualités. Par exemple, alors qu’il était la plus grande vedette du pays, il a quitté le métier pour aller s’engager dans la Marine. Et sans son appui, Renoir n’aurait pas pu tourner « La grande illusion ».