Parler de De Gaulle

Publié le par Yves-André Samère

Je comprends parfaitement que ma façon de ne pas vénérer De Gaulle (bien qu’il soit historiquement « le plus grand de tous les Français de l’Histoire », puisque la télé le dit) en agace quelques-uns. Mais quoi, c’est ça aussi, la liberté d’expression. Je ne vais donc pas réformer ma conduite indigne.

Or, justement, j’ai reçu hier le madrigal d’un lecteur dont je ne sais rien, et qui, en commentaire d’un article un peu ancien sur Charles De Gaulle junior, petit-fils de l’ex-sauveur de la Patrie, me prend à parti dans un style inimitable – orthographe et ponctuation d’origine :

 

Mais dis-donc petit puceau vaniteux, pour qui tu te prend à considérer le général de Gaulle comme un clown qui n’a même pas inventé la résistance ? Allez, je suis un coincé du cul, je l’admet si ça peut te faire plaisir (et j’en suis fier) et je peux même t’avouer que Charles de Gaulle junior au FN, c’est une honte ! Mais on touche pas au général. Par pitié, les déclarations de boutonneux rebelles, ça va trois secondes ! Tu n’arriveras jamais à renverser cette idole-là ! Allez, salut le rebelle !

 

Si vous vous rendez sur la page de l’article en question, vous y trouverez ma réaction à ces amabilités de sel attique assaisonné[es] partout. Obstiné dans l’erreur, je ne montre aucun remords, et rappelle qu’avoir des idoles, qu’elles se nomment De Gaulle, Boulba ou Kim Kardashian, ça va bien un moment mais qu’il faut grandir un jour. Et que les peuples qui ont besoin d’un « Père de la Nation » auraient bien besoin d’un psychiatre.

Cela étant, bien que je considère que De Gaulle est seul responsable d’avoir transformé la République en monarchie déguisée, contre laquelle beaucoup protestent aujourd’hui, et qu’il n’a choisi cette voie que pour son agrément et sa vanité personnelles, cela ne m’a jamais empêché de dire à l’occasion du bien de lui, sur certains points : il n’a jamais couru après l’argent comme Sarkozy ; il n’a jamais pratiqué le népotisme comme Mitterrand ; et il n’a jamais étalé sa vie privée pour se faire plaindre, en dépit du malheur d’avoir eu une fille handicapée mentale, Anne, trisomique et morte à vingt ans.

Comme quoi, on peut aussi être objectif.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Damien 19/01/2017 12:34

Te faire traiter de "Puceau vaniteux" et de "boutonneux rebelles" te faire rajeunir de quelques années. Cela doit beaucoup te toucher !

Yves-André Samère 19/01/2017 17:40

Rien ne peut me toucher. Je suis à ce point intouchable que je pourrais jouer avec Omar Sy. Rebelle, à la rigueur...

DOMINIQUE 18/01/2017 14:42

Ah, le "petit puceau vaniteux", ça c'est une trouvaille ! On se sent rajeuni, non ?

Yves-André Samère 18/01/2017 16:34

Je me sens comme un “référent bondissant” !