Radoteur et racoleur

Publié le par Yves-André Samère

Quel radoteur, ce Macron ! Et quel démagogue ! Il était hier matin sur France Inter, et il a employé au moins deux cents fois cette expression qui traîne partout, « prendre ses responsabilités ». On apprend cette platitude, chez les communicants politiques ? Méfiance : quand un homme politique incite les autres à prendre leurs responsabilités, cela indique clairement qu’il ne prend pas les siennes, et qu’il déploie un écran de fumée.

Quant à la démagogie, très classique, elle consiste à répéter toutes les trente secondes des expressions telles que « celles et ceux », ou « les femmes et les hommes », ou « chacune et chacun », de façon absolument systématique – bon indice de sa sincérité –, et en n’oubliant pas de placer en premier l’élément féminin. On racole, on racole, c’est ridiculement voyant, et pas très intelligent !

Je rappelle comment Desproges avait traité de type de personnage, et qu’on devrait faire écouter de force à tous les hommes politiques ce qu’il disait ICI.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 02/02/2017 10:19

C'est malin, j'ai maintenant de l'urticaire. Cette manie de systématiquement accoler le masculin et le féminin d'un mot m'exaspère. Et, en plus, surgit un truc encore plus sot : mettre un (e) à l'écrit pour bien montrer que le mot comprend bien masculin et féminin. Exemple : les professeur(e)s.
Je suis féministe. Mais pas de ce féminisme là qui le ridiculise en sodomisant les mouches.

Yves-André Samère 03/02/2017 11:28

La règle existe depuis des siècles. On a eu le temps de l’apprendre. Ou de l’oublier, chez certains, bardés de diplômes.

DOMINIQUE 03/02/2017 08:31

Ce que je reproche à cette mode, c'est qu'elle tire le français vers le bas. Je n'ai pas fait d'études supérieures, je suis on ne peut plus ordinaire, mais je comprends le français sans qu'on ait besoin de m'expliquer que "les électeurs" englobe aussi les femmes.

Yves-André Samère 02/02/2017 15:14

Voilà pas mal d'années que je le rabâche. Que voulez-vous ? Quand, à cinq ans, on a commencé à lire dans les classiques, c'est difficile de redescendre au niveau de Laetitia Gayet.