Voyou de banlieue

Publié le par Yves-André Samère

Yves de Kerdrel signe chaque semaine un éditorial dans « Valeurs actuelles », et, cette semaine, en page 6, il s’en prend à François Hollande pour un réquisitoire dans lequel on relève cette phrase : « S’agit-il bien du même homme qui a rendu visite à un voyou de banlieue pendant la convalescence de celui-ci ? »

Je me suis interrogé : qui pouvait bien être ce voyou de banlieue auquel le président de la République a rendu visite ? Eh bien, la réponse s’est révélée en page 17, en haut de la troisième colonne, dans une interview de François Fllon, à qui les quatre intervieweurs demandent : « Vous ne seriez jamais allé, comme François Hollande, au chevet de Théo ? ». Admirez au passage la forme de la question, de celles qui contiennent la réponse. À quoi Fillon répond, sans surprise : « C’était une faute ».

Compris. Le « voyou de banlieue », c’était donc ce jeune homme qui s’est fait sodomiser par la matraque d’un policier, et qui s’appelle Théo Luhaka. Kerdrel, lui, n’est pas un voyou de banlieue. Je ne crois pas qu’il vive en banlieue.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

charue 01/04/2017 19:20

Où est la reponse à mon commentaire du 31/03 Charue michel ?

Yves-André Samère 01/04/2017 23:04

Je ne réponds pas aux gens mal élevés. Inutile de me harceler.

DOMINIQUE 01/04/2017 10:47

Je me demande toujours quelle est la part de cynisme dans ce genre de propos. Propagande ou conviction ?

Yves-André Samère 01/04/2017 23:08

Moi aussi, ces choses-là m’épatent, mais je préfère me payer la tête des extrémistes, compte tenu de mon caractère et de mon scepticisme sur la possibilité de modifier les gens et leurs idées.

DOMINIQUE 01/04/2017 18:23

Cela m'épate toujours que l'on puisse avoir certaines convictions, comme le fait que l'immigration est le mal absolu, qu'il faut "redresser" la France, que si on ferme les frontières tout ira pour le mieux, etc... Il suffit pourtant d'ouvrir les yeux pour voir !

Yves-André Samère 01/04/2017 17:24

Propagande ET conviction. À « Valeurs actuelles », ils sont très à droite, bavent d’admiration devant ce voleur de Fillon, et persistent à répandre la fable du cabinet noir de l’Élysée.