Contre le « vote utile » ?

Publié le par Yves-André Samère

La mode, en ce moment, est de déblatérer sur le « vote utile », qui empêcherait que s’expriment les idées intéressantes énoncées par des candidats n’ayant aucune chance d’être élus, mais attirant la sympathie de ceux qui croient au Père Noël ou que demain on rasera gratis.

Eh bien non, mille fois non, je ne suis pas d’accord. On a trop vu ce qu’a donné en 2002 ce point de vue astigmate, qui, appliqué sans réflexion par des milliers d’inconscients, a éliminé le seul candidat honnête, capable et susceptible d’être élu, c’est-à-dire Lionel Jospin, à cause de deux ambitieux, Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement, lesquels ont séduit un électorat imbécile et incapable de voir plus loin que le lendemain de l’élection.

À cause de ces deux-là et de ceux qui ont cru en eux, nous avons eu cinq ans supplémentaires avec Chirac, puis cinq ans avec Sarkozy, puis cinq ans avec Hollande. Ça ne vous a pas suffi ?

Alors, tant pis si Macron n’a aucune conviction et ne vise qu’à satisfaire sa vanité en s’asseyant dans le fauteuil présidentiel : lui, au moins, peut gagner, et surtout, il défend l’Europe et n’est pas dangereux. À plus ou moins longue échéance, il fera un bide, tout comme Hollande, mais il n’installera pas la droite dure aux commandes de l’État. D’ailleurs, avec un homme pondéré comme Bayrou au poste de Premier ministre, il ne pourrait pas le faire.

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