Pouce, je passe !

Publié le par Yves-André Samère

J’ai pris sur France Inter l’émission La bande originale à midi seulement. L’invité était Raphaël Enthoven, philosophe très médiatisé, qui travaille sur Europe 1. J’ignore donc s’il a parlé de son fils Aurélien, qui aura seize ans le 20 juin, et qui est très brillant, même si, depuis quelques semaines, il ne se sépare jamais de sa capuche qui le fait ressembler à un rapeur.

Étonnant, d’entendre Raphaël Enthoven, intelligent et cultivé, valider cette légende du « pouce des gladiateurs », levé pour les gracier ou baissé pour les mettre à mort, car cette coutume n’a jamais existé. Elle est d’abord née en 1872, dans un tableau conservé à Phoenix, situant l’action au Colisée, Pollice Verso, de Jean-Léon Gérôme, puis elle a été reprise par le cinéma hollywoodien. Mais, dans l’Histoire, elle n’est attestée par aucun écrit, aucun bas-relief d’époque, aucune mosaïque. Rien !

Naturellement, dans l’émission, personne ne l’a contredit, pas même le bas-bleu de l’équipe, qui met partout son grain de sel sous le prétexte qu’elle a été professeur.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

BERCHE 07/05/2017 18:53

Qui se sent morveux qu'il se mouche........

Jérôme Carcopino" contre"avis concordants". 6.0 / 6.0 Jeu .set et match.

Yves-André Samère 07/05/2017 18:59

Grincheux et mal élevé. Toutes les grâces...

BERCHE 07/05/2017 17:05

Vous avez parfaitement raison Monsieur de quel droit un obscur historien s'opposerait à, "des multitudes de témoignages contraires". Quelle outrecuidance, quelle vanité ......

Yves-André Samère 07/05/2017 18:33

C’est vous, qui êtes outrecuidant et vaniteux. Je me suis contenté de noter qu’un témoignage unique est insuffisant, face à plusieurs avis concordants.

BERCHE 06/05/2017 17:06

C'est inexact

Jérôme Carcopino de l'Académie Française dans son livre " La vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'empire" Hachette 1935 , valide l'usage impérial du pouce en signe de mort dans l'arène ( Page 279).

Yves-André Samère 06/05/2017 19:01

Je l’avais validé, et j’y avais répondu (j’ignore comment tout cela a été avalé par l’éditeur de ce site, qui en a fait bien d’autres), en disant qu’un avis unique, comme en justice, ne prévaut pas sur des multitudes de témoignages contraires. Cette légende du pouce levé est aussi « solide », historiquement, que les portraits de Jésus imaginés par les peintres de la Renaissance.