Pouce, je passe !

Publié le par Yves-André Samère

J’ai pris sur France Inter l’émission La bande originale à midi seulement. L’invité était Raphaël Enthoven, philosophe très médiatisé, qui travaille sur Europe 1. J’ignore donc s’il a parlé de son fils Aurélien, qui aura seize ans le 20 juin, et qui est très brillant, même si, depuis quelques semaines, il ne se sépare jamais de sa capuche qui le fait ressembler à un rapeur.

Étonnant, d’entendre Raphaël Enthoven, intelligent et cultivé, valider cette légende du « pouce des gladiateurs », levé pour les gracier ou baissé pour les mettre à mort, car cette coutume n’a jamais existé. Elle est d’abord née en 1872, dans un tableau conservé à Phoenix, situant l’action au Colisée, Pollice Verso, de Jean-Léon Gérôme, puis elle a été reprise par le cinéma hollywoodien. Mais, dans l’Histoire, elle n’est attestée par aucun écrit, aucun bas-relief d’époque, aucune mosaïque. Rien !

Naturellement, dans l’émission, personne ne l’a contredit, pas même le bas-bleu de l’équipe, qui met partout son grain de sel sous le prétexte qu’elle a été professeur.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

B
Qui se sent morveux qu'il se mouche........

Jérôme Carcopino" contre"avis concordants". 6.0 / 6.0 Jeu .set et match.
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Y
Grincheux et mal élevé. Toutes les grâces...
B
Vous avez parfaitement raison Monsieur de quel droit un obscur historien s'opposerait à, "des multitudes de témoignages contraires". Quelle outrecuidance, quelle vanité ......
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Y
C’est vous, qui êtes outrecuidant et vaniteux. Je me suis contenté de noter qu’un témoignage unique est insuffisant, face à plusieurs avis concordants.
B
C'est inexact

Jérôme Carcopino de l'Académie Française dans son livre " La vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'empire" Hachette 1935 , valide l'usage impérial du pouce en signe de mort dans l'arène ( Page 279).
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Y
Je l’avais validé, et j’y avais répondu (j’ignore comment tout cela a été avalé par l’éditeur de ce site, qui en a fait bien d’autres), en disant qu’un avis unique, comme en justice, ne prévaut pas sur des multitudes de témoignages contraires. Cette légende du pouce levé est aussi « solide », historiquement, que les portraits de Jésus imaginés par les peintres de la Renaissance.
B
Lire Jérôme CARCOPINO et son ouvrage chez HACHETTE de 1939 intitulé " La vie quotidienne à Rome " page 279 il confirme le privilège impérial de faire exécuter un gladiateur par le geste évoqué dans le tableau de Gérome .
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Y
Comme en justice, un seul avis ne suffit pas. Un autre son de cloche ici : http://www.arretetonchar.fr/antiqliche-2-le-pouce-vers-le-bas-condamne-t-il-un-gladiateur/. Notoirement, le sens de ce geste reste imprécis, que ce soit historiquement ou d’un point de vue littéraire. La culture populaire suppose à tort que le pouce baissé signifiait la condamnation à mort d'un gladiateur en cas de défaite, or il eût été idiot de CONDAMNER À MORT un gladiateur qui a perdu un simple combat-spectacle. Les gladiateurs coûtaient horriblement cher ! Enverriez-vous votre voiture à la casse parce qu’elle est tombée en panne ?
B
Jérôme CARCOPINO de l'académie française , dans son ouvrage "Vie quotidienne à Rome" chez hachette 1939 confirme page 279 la validité du " POLLICE VERSO"
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B
Jérôme CARCOPINO de l'Académie Française " La vie quotidienne à Rome" chez Hachette 1939,décrit page 279 de l'ouvrage le rituel du "pollice verso" privilège impérial se conformant à l'humeur de la foule.
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B
Gérôme

N'est ce pas lui qui s'est opposé avec énergie à la transmission aux musées français du legs de Gustave Caillebotte ?
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B
Gérôme

N'est ce pas lui qui s'est opposé avec énergie à la transmission aux musées français du legs de Gustave Caillebotte ?
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