« Le bureau des légendes », saison 3

Publié le par Yves-André Samère

J’ai terminé le visionnage de la troisième saison du feuilleton de Canal Plus Le bureau des légendes, dont la diffusion ne s’achèvera que lundi prochain (oui, j’avais téléchargé la totalité des épisodes, comme d’habitude). Il faut avouer que les dix épisodes de cette histoire, imaginée par Éric Rochant à propos des activités de la DGSE, sont de très haute qualité, même si les nombreuses ellipses du récit ne facilitent pas la compréhension de ce qui se passe. Et les acteurs sont excellents, quoique on doive regretter que l’un des personnages les plus attachants, Henri Duflot, joué par Jean-Pierre Darroussin, est tué à la fin du huitième épisode.

Histoire très noire, montrant qu’on n’est guère sentimental, dans les services secrets, et que, dès qu’un membre de l’équipe ne sert plus à rien, on l’abandonne sans regret. Ainsi, le personnage central, surnommé Malotru (ils ont tous un pseudonyme pris parmi les jurons du capitaine Haddock), qui a commis un écart fatal afin de tirer des prisons syriennes la femme qu’il aimait, écart considéré comme une trahison par ses chefs, est recherché activement par ceux-ci afin d’être traduit en justice. Le feuilleton s’arrête à ce stade, laissant prévoir une probable saison 4.

Vous prendrez plaisir à suivre cette histoire, en dépit de son extrême complication. Pour ma part, je n’ai pas tout compris, mais je dispose en revanche d’une faculté assez peu courante, acquise en voyant des milliers de films : je suis capable de deviner ce que vont dire les personnages ! Comme évidemment vous ne me croyez pas, je vous donne un exemple : dans le dernier épisode pas encore diffusé, Malotru, que joue Mathieu Kassovitz, désire voir Nadia, la femme qu’il aime. Or elle et lui sont convenus depuis des années d’un test à faire au téléphone pour éviter les ennuis quand on est espionné, le « test des trois questions ». Le spectateur est prévenu que ce test consiste en ceci : dans le courant de la conversation, l’homme doit poser trois questions au téléphone ; si la femme répond chaque fois affirmativement, tout va bien, mais si elle répond à la troisième question par... une question, cela signifie qu’il y a danger, et le rendez-vous est annulé. Or, la troisième question annulant tout et que devait poser la fille, je l’ai devinée : « Est-ce que tu en as envie ? » (de ce rendez-vous). Évidemment, comme leur échange est écouté par les barbouzes françaises, Malotru ne viendra pas au rendez-vous, et il échappe au piège tendu par ses anciens collègues.

Il faudra que j’essaie le procédé.

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