Pluie

Publié le par Yves-André Samère

Non, mon titre de ce jour n’a rien à voir avec la nouvelle que Somerset Maugham publia en 1921, ni avec le film avec Joan Crawford, encore moins avec la pièce radiophonique qu’ont jouée Édith Piaf et Fernand Ledoux : je vise moins haut.

Bref, hier, je me suis rendu dans un commerce qui avait reçu pour moi une commande importante. Ce commerce est situé au niveau -1 du Forum des Halles, je suis donc passé par la Canopée qui recouvre le tout. Cette Canopée, esthétiquement, ne me déplaît pas, surtout si l’on se souvient des horreurs qui se trouvaient auparavant à cet endroit.

Or je viens de tomber sur une notule que j’avais écrite ICI, à l’époque où ce lieu était encore à l’état de projet. Et qu’y lit-on ? Que les habitants du quartier prédisaient le pire à cette pauvre Canopée, dont le toit « laissera[it] passer la pluie et le vent, mais pas le soleil ». Eh bien, ces riverains pourraient ouvrir un cabinet de voyance, car on a découvert, quelques jours après son inauguration, que la Canopée laissait en effet passer la pluie – et j’en ai parlé. Mais ce défaut n’a jamais été corrigé, et c’est ce que j’ai constaté hier : il venait de pleuvoir, et la grande place qui se trouve au centre de l’édifice était inondée comme jamais.

Je suis sûr qu’Anne Hidalgo, dont on connaît l’efficacité, va dénicher une méthode miracle pour mettre les lieux aussi à sec que les finances de la mairie. Nous avons une telle envie qu’elle soit réélue à l’Hôtel de Ville !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 10/07/2017 07:11

Sans doute y a-t-il une procédure en cours, entre l'architecte, le constructeur, la ville de Paris. Autrement dit, étanchéité du toit dans environ 10 ans... pour que finalement ce soit la pluie la responsable de cet échec;
A ce propos, comme vous l'avez dit dans un précédent billet, la ville de Paris aurait dû plutôt se bouger pour les milliers de personnes qui croupissent dans la rue, dans des conditions indignes, que l'on déloge de ponts de périphérique en trottoirs, plutôt que de dépenser des millions pour ces Jeux Olympiques stupides. Brusquement la municipalité se réveille, alors que la situation perdure depuis des mois. Et ces guignols parlent de "la capitale des droits de l'homme".

Yves-André Samère 10/07/2017 16:22

Elle a été très séduite par Bolloré (elle l’a embrassé en public, sur les Champs-Élysées), qui représente ce qu’il y a de pire dans le monde capitaliste.

DOMINIQUE 10/07/2017 10:08

Je me souviens, lors de la création des Restos du coeur, Coluche souhaitant que cette initiative soit inutile le plus vite possible... Hélas, l'effet pervers a été que, l'association se débrouillant très bien, l'Etat n'a pas eu à prendre le relais ou à agir contre cette misère.
Essayé d'écouter Hidalgo (que je n'avais pas très bien suivie jusque là) ce matin sur Inter. Essayé avant de décider d'arrêter. Elle brandit fièrement le poison de notre économie "le partenariat public/privé", qui ne bénéficie qu'au privé, tout le monde le sait.
Pauvres parisiens, ils n'ont pas fini de payer cette lubie !

Yves-André Samère 10/07/2017 09:38

La semaine dernière, j’ai trouvé, à côté de mon portail, un sans-abri qui dormait dans un carton, d‘ailleurs trop petit, si bien qu’il y était recroquevillé. Il y était à neuf heures, il y était encore à midi. Pendnt ce temps, la mère Hidalgo, mettant une sourdine à son antipathie pour Macron, parade avec lui sur la Seine, y boit du champagne et se goinfre de caviar pour tenter de soutenir la candidature de NOTRE ville aux Jeux Olympiques. Ville où les droits de l’Homme sont constamment bafoués. Que les Restos de Cœur existent encore trente ans après la mort de Coluche, c‘est une honte nationale.