Comment se suicider (au Japon uniquement)

Publié le par Yves-André Samère

Il y a quelques jours, j’ai mentionné ICI que le corps médical se préparait à enchanter mon été avec deux examens, l’un, répugnant, et l’autre, douloureux dans sa phase finale. Ces deux examens se feront donc sans anesthésie, parce que l’anesthésie générale se fait si vous êtes en mesure de vous faire accompagner afin de rentrer chez vous en toute sécurité ; faute d’accompagnateur, on vous torture sans état d’âme. C’est idiot, mais règlementaire.

Or cette histoire d’accompagnateur m’a fait resouvenir d’une coutume japonaise, celle du suicide rituel, qu’au Japon on nomme seppuku, et chez nous, hara-kiri. Je vous décris la chose, vous allez saliver. Le suicide, qu’on fait en général dans un temple, consiste à s’ouvrir le ventre avec un sabre court ou un poignard. L’ouverture ne doit pas se faire n’importe comment, il y a des règles, et les Japonais sont des fanatiques des règles. Il faut donc s’entailler sous le nombril et dans le sens horizontal. Si on a choisi le suicide le plus raffiné, il convient de rajouter une entaille supplémentaire dans le sens vertical, si bien que le supplice de la croix se retrouve, mais sous une autre forme que chez les chrétiens, en plus amusant. Néanmoins, rassurez-vous, le plus souvent, on a aussi prévu un accompagnateur (vous voyez, j’y viens), un ami qui, posté à vos côtés, vous tranchera la tête avec un sabre bien avant que vous ayez terminé.

Chez les femmes, on ne s’ouvre pas le ventre, mais la gorge, avec un poignard. Ce doit être plus facile et plus expéditif.

Allons, bon appétit si vous êtes à table, comme on dit dans les radio-télés occidentales.

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