Qui donc préside les États-Unis ?

Publié le par Yves-André Samère

Bernard Guetta, qui assure cinq jours par semaine sur France Inter une chronique de trois minutes, est spécialisé dans la politique étrangère. Oui, je sais, aujourd’hui, on DOIT dire « la géopolitique », mais je récalcitre facilement quand on tente de me fourguer des changements de vocabulaire aussi prétentieux qu’inutiles. Donc, Guetta traite de politique étrangère, et n’y revenons plus.

Guetta, qui est né dans une famille aisée, est suffisamment intelligent pour avoir pu faire ses études au lycée Henri IV, à Paris, après des débuts au lycée Lyautey de Casablanca, et il est assez cultivé pour savoir de quoi il parle, d’où ce prix Albert-Londres, le plus prestigieux du métier de journaliste, qu’il a reçu en 1981.

Il faut ajouter qu’il parle très posément et possède un langage irréprochable (à quelques détails près), ce qui vaut mieux quand on n’a que trois minutes par jour pour s’exprimer. Naturellement, il est de gauche, sinon il ne travaillerait pas sur France Inter (« radio gaucho », comme on dit quand on n’est pas de gauche) !

C’est pourquoi il a dû en surprendre deux ou trois lorsque, invité à onze heures dans l’émission de Nagui et prié de dire si, à son avis, le Taré de Manhattan – devenu président des États-Unis alors que, complètement ignorant de ce qu’est la politique, il ne désirait que se faire un peu de publicité pour ses affaires – était « un idiot ou un fou », il a répondu, à un passeur de plats un peu surpris, que c’était plutôt « un sale con ».

Ciel ! Jésus-Marie-Joseph, un chef d’État étranger grossièrement insulté sur les ondes nationales, et par un parangon de la courtoisie radiophonique ! On n’avait pas entendu une telle horreur depuis que De Gaulle avait traité de « jean-foutres » les chefs d’État et de gouvernements européens qui ne partageaient pas ses vues. Mais je crois bien que le public a rigolé dans sa barbe. Il y avait de quoi.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Je n'ai pas de barbe, mais j'ai bien ri. Il a d'ailleurs insisté "un très très sale type". Et a dit, ce que je pense depuis le début, qu'il n'avait pas fait cette campagne pour être élu...
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Y
On devrait pouvoir faire un retour en arrière, et dans des tas de domaines.