Mettre en scène... un texte

Publié le par Yves-André Samère

Rédiger jour après jour un bloc-notes comme celui-ci, au fond, c’est assurer une sorte de spectacle. Or tout spectacle, même s’il n’est pas « spectaculaire », nécessite une mise en scène. Ou, au moins, une forme de présentation – une « accroche », comme on dit dans la profession –, qui incite les gens à en prendre connaissance. Il se trouve que, à un niveau très modeste, j’ai quelque lumière sur la mise en scène de cinéma, que j’ai bel et bien étudiée, donc je m’en sers, quoique sous une autre forme moins coûteuse.

Un exemple récent : je savais depuis des années que les apôtres censés avoir suivi Jésus n’étaient pas au nombre de douze, mais bien plutôt quatorze ou quinze : il suffisait de les compter dans les textes prétendus sacrés, à savoir le Nouveau testament. Mais en parler ici, comme cela, au débotté, sans aucune présentation, aurait pu produire un effet d’agacement chez ceux (mais non, pas « celles et ceux », comme on dit un peu partout, désormais, par psittacisme ou panurgisme verbal !) qui me font l’honneur de me lire. J’ai donc remis à un autre jour, jusqu’à ce que se présente une bonne occasion, la prétention du groupe parlementaire mélanchoniste de faire supprimer de l’Assemblée nationale le drapeau européen – voir ICI. C’était assez saugrenu pour mériter un petit développement, et j’ai casé aussitôt la thèse, exprimée par d’autres, y compris chez des chrétiens qui se revendiquent comme tels, démentant que les apôtres étaient au nombre de douze. Et j’ai « rebondi », comme disent les journalistes, sur l’ineptie mélenchonienne.

Je fais cela aussi souvent que je le peux. Et voilà pourquoi votre fille est muette !

Allez, prochainement, j’imite le passage de la Mer Rouge par les Hébreux.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

M
Lecteurs, lectrices,

Jean-Pierre, moi et le Général sommes très heureux de votre fidélité sans faille. Dix ans que notre blogueur favori, sans peur ni reproche, commente, moque ou juge l'actualité, l'Histoire et déboulonne, de temps à autre, une idole nationale. Ce n'est point de la simple provocation mais bien un art dont nous sommes partisans. C'est aussi un spectacle, un opéra truculent dont, toujours, nous serons l'humble public. C'est pourquoi je propose Jean-Pierre pour la légion d'honneur. Je vous remercie de votre écoute.

Et voilà le discours ! (On a vu mieux hein...)
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Y
Je me demande QUI est ce mystérieux Jean-Pierre. Chevènement ? Foucauld ? Raffarin ? Elkabbach ? Léaud ? Coffe ? Bacri ? Melville ?
M
Lecteurs, lectrices, on compte sur vous !
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Y
Tu vas faire un discours public ?
M
Toujours fidèle, je viens voir s'il y a encore de la lumière...
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Y
Elle n´est pas près de s´éteindre !
M
Ce qui est le moins encombrant possible.
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Y
Tu mérites mieux.
M
Quel que soit votre spectacle, je serais toujours dans les gradins.
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Y
Merci. Tu préfères un fauteuil, ou un strapontin ?