Muriel Robin prend la défense des éléphants

Publié le par Yves-André Samère

Il y a quelques mois, je n’avais pas du tout aimé le documentaire sur les bonobos que France 3 avait programmé. Non que l’humain le plus important et le plus intéressant de ce téléfilm, Chanee (c’est un surnom, ce Français de 38 ans qui vit en Indonésie s’appelle Aurélien Brûlé) n’inspirait pas réellement l’antipathie, car il a voué sa vie à la défense des animaux dits « sauvages » sans même se donner la peine de castrer les mâles, comme naguère l’avait fait Brigitte Bardot, mais la production, voulant apporter à son film une touche de people, lui avait adjoint Muriel Robin. Or celle-ci était horripilante, car elle surjouait toutes les situations, et on avait envie de lui envoyer des tomates et des œufs pourris – sinon quelques baffes calmantes.

Par conséquent, hier soir, au bénéfice du film Duel de Spielberg sur Arte, j’ai boycotté cet autre documentaire, piloté par les mêmes personnages, et qui était cette fois consacré à la défense des éléphants (il n’y a pas de jeu de mots dans cette phrase, contrairement à mon titre). Le thème du téléfilm était le suivant : Chanee et Muriel Robin vont au Kenya rencontrer les protecteurs des éléphants, dont la population s’effondre car ils sont victimes du braconnage (les éléphants, pas leurs protecteurs, dont personne ne veut). Selon ce film, un éléphant serait tué toutes les quinze minutes – gros mensonge bien pensant afin de faire pleurer dans les chaumières, car on aboutirait alors à un total de plus de trente-cinq mille pachydermes tués par année –, et on s’efforçait de condamner cette extermination et la politique des gouvernements africains qui ne font pas grand chose pour empêcher cette tendance.

C’est agaçant, cette plaidoirie en faveur des éléphants. Car, si les Africains les chassent, c’est pour deux raisons : ils les mangent comme nous, Européens, mangeons les faisans et les sangliers sans que les populations d’Afrique viennent nous donner des leçons de morale, et surtout, ces pachydermes sont très dangereux, car ils tuent plus de mille humains par an, davantage que les lions, et ravagent les cultures. Alors que les requins et les loups en tuent dix (et les hommes, 475 000).

J’attends de pied ferme que Muriel Robin se rende à La Réunion pour plaider en faveur des requins. Qui, après tout, n’attaquent les baigneurs que s’ils se croient menacés par eux. Et sont chez eux dans la mer.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Je déteste ce sentimentalisme cucul qui suintait dans la bande annonce. Et que je te me fais un câlin à un éléphanteau, et que je m'extasie en ouvrant grand la bouche, et que je verse ma petite larme. Oeufs pourris ? Non. Un bon vieux pavé.
Et pour les requins, je suis là aussi d'accord : quand je vois des défenseurs du surf qui crient à l'extermination des requins qui n'ont rien demandé à personne, uniquement pour faire joujou dans les vagues, ça me donne là aussi de leur balancer un vieux pavé aux angles bien aigus. En granit.
Sans compter que les accidents sont pour la plupart dus à des crétins qui ont bravé l'interdiction de se baigner dans certains endroits, fréquentés par les requins.
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Y
Je l’ai écrit un certain nombre de fois. Mais les surfeurs ne me lisent pas, apparemment.