Condamner Pistorius

Publié le par Yves-André Samère

Pauvre Pistorius ! Déjà, au départ, il naît infirme : ses membres inférieurs n’ont pas de péroné. Si bien qu’avant l’âge d’un an, on l’ampute des deux jambes. On lui fabrique des prothèses, très chères, et il se met au sport : water polo, rugby, boxe, puis il bifurque vers la course à pied. Il commence à remporter quelques compétitions, mais on lui cherche des poux dans la tête en argüant que ses prothèses lui fourniraient un « avantage » sur les athlètes valides, ce qui saute aux yeux quand on regarde un infirme de naissance. On lui interdit par conséquent de participer aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Mais cette décision est annulée cinq mois plus tard, et il finit par gagner une médaille d’or aux Jeux paralympiques en 2012.

Hélas, l’année suivante, il tue sa compagne de trois balles de revolver, tirées à travers une porte. Pour sa défense, il prétend avoir cru tirer sur un cambrioleur caché, on ne le croit pas, et, à l’issue d’un procès à rallonge, on le condamne à cinq ans de prison. Mais, après un an de cabane, il est libéré pour bonne conduite. Or le parquet a fait appel, on le rejuge, et, en juillet 2016, il écope de six ans. Mécontent, le parquet fait de nouveau appel, est débouté, saisit la Cour suprême, qui, cette fois, donc aujourd’hui, condamne Pistorius à... treize ans et cinq mois de prison ferme.

Quand la malchance s’en mêle...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

M
Mais si. C'est le surnom de la guillotine.
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M
Sans doute parce que j'ai mis un " e " de trop à National. Cela fait de moi un inculte difficilement compréhensible.
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Y
D´autnt plus que cette expression ne figure nulle part...
M
Là pour le coup, plus de Rasoir Nationale, plus rien...
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Y
Pas compris.
D
Quand ça veut pas, ça veut pas ! Remarquez, s'il n'avait pas tué sa compagne...
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Y
Ah, si les meutriers renonçaient à tuer...