Le petit degré

Publié le par Yves-André Samère

Alain Rey devrait embaucher Marie-Pierre Planchon à la rédaction de son dictionnaire des cancres, car elle est la candidate idéale ! Marie-Pierre « fait » la météo sur France Inter, et elle a le privilège d’avoir inventé une nouvelle unité de mesure qui devrait bouleverser toutes les conventions scientifiques.

Écoutez-la sur votre radio préférée : plusieurs fois par semaine, et encore ce matin dans la Matinale, elle insère dans son texte, qu’elle a écrit, la notion révolutionnaire de « petit degré ». Convenez qu’à côté de cela, l’expression « degré Celsius » sent sa province. En somme, le petit degré serait l’unité de mesure exclusivement réservée aux températures un peu basses pour la saison, sans toutefois être négative. Ainsi, lorsqu’elles frôlent le degré zéro – disons, entre 5° et 1° –, le degré ordinaire deviendrait inadéquat, et il conviendrait alors de le remplacer par un degré plus adapté à la situation.

Reste qu’une question se pose : qu’est-ce que la chère Marie-Pierre attend pour lancer une autre unité convenant aux températures élevées ? De toute évidence, en cas de canicule, le gros degré s’impose, non ? Je compte lui suggérer de franchir ce dernier pas, la science y gagnerait, et cette grande scientifique pourrait postuler pour le Prix Nobel de physique. Un triomphe de plus pour France Inter !

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