Barnum et la musique

Publié le par Yves-André Samère

La semaine dernière, l’acteur Hugh Jackman est venu à l’émission « Quotidien » afin de présenter le film dans lequel il interprète Phineas Taylor Barnum, dont tout le monde connaît le nom, surtout à cause du cirque Ringling Bros., Barnum and Bailey, « Le plus grand cirque du monde » – en fait, le plus charlatanesque, car sa direction se glorifiait du fait qu’il abritait... trois pistes ; ce qui est la négation même du cirque, et fait hurler les véritables amateurs. Mais ce slogan a été repris par le grand cinéaste Cecil B. DeMille, qui a créé Hollywood, pour son film de 1952 The greatest show on Earth (en français, Sous le plus grand chapiteau du monde), lequel ne parlait pas du tout de Barnum puisqu’il racontait une histoire contemporaine. Or Barnum, le vrai, appartenait au dix-neuvième siècle : il était né le 5 juillet 1810, à Danburry, ville du Connecticut, et il est mort le 7 avril 1891, à Bridgeport, dans le même État.

Le film avec Jackman, acteur qui ne ressemble pas du tout au personnage (photo ICI), est présenté comme une comédie musicale, alors que le véritable Barnum ne s’est jamais préoccupé de ce genre de spectacle. En réalité, les arts n’étaient pas au premier plan de ses passions, et son seul lien avec la musique a été uniquement publicitaire, quand il a lancé aux États-Unis, en 1850, la carrière d’une cantatrice suédoise, Jenny Lind, née à Stockholm dix ans après lui, qu’il fit venir aux États-Unis, et qu’il rendit célèbre à grands coups de publicité : il l’avait rebaptisée « le rossignol suédois », dont Hergé se souviendra sans doute pour baptiser sa Castafiore, « le rossignol milanais ». Et son personnage apparaît dans le film dont on parle ici. Photo de Jenny ICI aussi, introuvable sur Internet, car j’ai ma fierté (je n’ai pas non plus pillé Wikipédia).

À vrai dire, Barnum a utilisé la musique une fois, comme... épouvantail. Il avait ouvert un musée de curiosités à New York, et cherchait à inciter le public à le visiter. Il recruta alors les pires musiciens qu’il avait pu trouver, et les installa sur le trottoir d’en face, avec pour instruction de jouer le plus mal possible. Les musiciens alors excutèrent le morceau, c’est le cas de le dire, et le public, pour ne plus entendre cela, se précipita en foule à l’intérieur du musée !

Barnum est donc le premier publicitaire de l’Histoire, et ce fut l’empereur des charlatans.

Je vous raconterai d’autres histoires sur Barnum, toutes plus vraies les unes que les autres, attendu que votre ami Y-A-S est le contraire d’un charlatan, LUI !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

G
par contre, pas de photos, ICI ou LÀ !!!! Ne trouve pas le serveur. Merci pour toutes ces informations.
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Y
Étrange. Sur mon ordinateur, ces photos s’affichent parfaitement. Je vais tenter de trouver un autre hébergeur.
M
Nous ne vous avons jamais considéré comme un charlatan.
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Y
Je simule, voyons !