Protocole trop « compliqué » pour les médias

Publié le par Yves-André Samère

Toutes les radios et télévisions se sont donné le mot pour qualifier de « Royal baby » l’enfant que William et Kate viennent d’ajouter à leur collection. C’est le troisième gosse de leur couple.

Eh bien, tout ce battage prouve au moins une chose : les médias ignorent tout du protocole et des titres que la monarchie britannique admet. Alors, mettons les points sur les I : un membre de la gentry ne peut recevoir un titre comportant l’adjectif royal s’il n’est pas fils ou fille de ROI. Attendu que ce bébé, pas encore prénommé – soit dit en passant –, est le fils d’un PRINCE, qui lui-même n’est pas roi et ne le sera peut-être jamais (s’il meurt avant son père Charles, lui-même encore prince), il n’a pas droit au qualificatif « royal ». C’est donc un princely baby, et rien de plus.

Mais ce genre de subtilité échappe à la totalité des bavards de micros.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 26/04/2018 08:26

D'après ce que j'ai pu lire dans les journaux anglais "royal baby" veut dire "bébé appartenant à la famille royale". Par contre, dès qu'ils le désigneront nommément, ce sera "prince Mickey" (par exemple). Les anglais disent aussi "the firm" "the royals" en parlant de cette famille.
En France, on mélange un peu tout, on n'a plus l'habitude ! Même les Présidents, on les appelle Emmanuel. C'est dire.

Yves-André Samère 26/04/2018 21:26

Il y a famille et famille, et cela ne s’étend pas à toute la descendance. Je soupçonne que, si les journaux britanniques parlent comme les journaux français, cela ne signifie pas qu’on a raison des deux côtés de la Manche. Les Grands-Bretons semblent avoir envie de ne vouloir que des rois, partout. Cela ne change rien au fait que, pour être royal, il faut être fils ou fille de roi. Petit-fils ou petite-fille, ça ne marche pas, de mon point de vue, ce serait trop facile.