Être homosexuel, un « choix » ?

Publié le par Yves-André Samère

Même si c’est devenu plus rare, j’ai, durant des années, entendu dans des films ou téléfilms une réplique, toujours la même, placée dans la bouche d’une mère ayant découvert que son fils était homosexuel. Généralement, cela donnait : « Mon fils, si c’est là ton choix, je ne m’y opposerai pas ».

Admirable, cette mansuétude ! Aucune de ces génitrices de ciné-télé ne s’était jamais avisée qu’il n’y avait aucun « choix » là-dedans, et que le fiston n’y pouvait rien, attendu qu’il était né comme ça et pas autrement. Et rien que le fait que le nombre de suicides chez les jeunes homos est cinq fois plus élevé que chez les hétéros aurait dû mettre la puce à l’oreille à ces, euh... sottes.

(J’ai failli écrire un autre mot que sottes, quoique structuré de la même façon : une consonne, une voyelle, une autre consonne, mais doublée, une autre voyelle, et le S du pluriel. Mais l’immense respect que je porte à toutes les mères du monde m’a retenu de commettre un tel faux pas)

Une autre fois, je vous dirai ce que je pense de cette autre remarque d’une fréquence équivalente, ainsi exprimée : « Depuis qu’il s’est fait violer dans un urinoir, il est devenu homosexuel ». Là, ce n’est pas piqué des hannetons.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Oui, j'ai aussi entendu dire, mais c'est moins pire, "il est devenu homosexuel". Comme on devient chanteur ou plombier.
Répondre
Y
Que voulez-vous, quand on a la vocation...