Cruauté macronienne, bel exemple à suivre !

Publié le par Yves-André Samère

Que Macron remette à sa place un collégien de quinze ans qui a OSÉ (!) l’interpeller d’un « Ça va, Manu ? », on peut le comprendre, et admettre qu’il exige d’être appelé « Monsieur » ou « Monsieur le président ».

Mais ce qui est inadmissible, c’est que cet incident, dont l’enregistrement a été fait par la cellule de l’Élysée – sans même qu’on prenne la précaution de flouter le visage de ce mineur – soit divulgué ensuite sur Internet. Depuis, le garçon, ridiculisé en public, est tourné en dérision par tous les élèves de son collège, et la journaliste Camille Crosnier, qui l’a retrouvé et interviewé (sans le filmer ni le photographier, sans même enregistrer sa voix, ce en quoi elle a fait preuve d’une décence tout autre que celle du paltoquet présidentiel), témoigne qu’il est profondément malheureux. Un peu dure, la sanction, et Macron se dévoile de plus en plus comme un type cruel, prétentieux et lâche.

Ce pauvre garçon, qui n’avait pas grand-chose à se reprocher sauf d’avoir été un peu provocateur, et qui s’était immédiatement excusé – ce dont Macron n’a tenu aucun compte , est bien parti pour affronter les épreuves du brevet, qu’il doit passer bientôt. S’il échoue à son examen, on saura à qui il le doit.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Le pauvre petit chou qui a voulu faire le malin devant ses potes. Il est martyrisé par ses camarades ? A qui doit-il s'en prendre ? A lui. Fallait pas (en plus, vu son expression de petit crétin, on n'avait qu'une envie : lui coller une baffe).
Je reconnais que la communication (publicité, plutôt) de l'Elysée est sotte. Macron a recadré le gosse, et basta on n'en parle plus. Pas besoin d'en remettre une couche. Cependant le film avait déjà été repris par les réseaux. Alors...
Cela me rappelle Bayrou giflant un gamin qui lui faisait les poches. Le petit n'était pas allé pleurer dans les jupes des médias. Autres temps....
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Y
Je n’ai vu, sur le visage de ce garçon, aucune « expression de petit crétin ». Ne mélangeons pas tout. Le garçon giflé par Bayrou, iui, était un voleur, il jouait les pickpockets. D’ailleurs, quelques années plus tard, il a fini en prison. Et Bayrou n’a mis aucune vidéo en ligne pour se faire valoir. Aucun rapport entre les deux ripostes de ces hommes politiques.
Y
Je n’ai pas eu connaissance que le garçon se soit plaint. Il s’est même excusé. C’est la journaliste Camille Crosnier qui a témoigné, pour l’avoir vu, qu’il était malheureux d’avoir été ridiculisé en public.
D
C'est sûr qu'il aurait mieux fait de l'ignorer. Cependant, que le gosse se plaigne après, il me semble que de temps en temps il faut assumer ses actes.
Y
Je ne suis pas d’accord. L’interjection du garçon était bénigne. Macron tue les mouches à coups de canon. C’est un lâche méprisable.
M
Il s'agit en réalité d'un excellent coup de publicité pour Emmanuel Macron qui a profité de l'occasion pour faire le coq et exiger le respect. Il est coutumier de ce genre de pratique. Seul problème, il n'est absolument pas crédible. Prendre un adolescent de quinze ans pour ce type de démonstration est chose facile. Mais quand il s'agit de Vladimir Poutine qui l'apostrophe d'un cynique : '' Emmanuel, il ne faut pas avoir peur '', alors il n'y a plus personne. Il s'agit pourtant d'un manque de respect similaire puisque le président russe se permet d'appeler son interlocuteur par son prénom plutôt que par son titre (comme si c'était un copain ou un vulgaire imbécile). Évidemment, Jupiter n'ose pas réagir dans ce type de situation.

Personnellement, la scène de Macron et du garçon m'a fait penser à une scène du '' Viager '' de Pierre Tchernia dans laquelle les Galipeau conversent avec une sombre crapule dans le but d'assassiner Martinet. Lorsque Elvire appelle la crapule en question '' Monsieur '', celle-ci se permet de la recadrer sèchement : '' Non madame, chef de la circonscription du Var, Côte d'Azur, responsable de la continuité nationale ! ''. Et Elvire de répondre, un peu vexée: '' Pardon monsieur le chef de la circonscription du Var, Côte d'Azur, responsable de la continuité nationale...''
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Y
Tu as raison. Macron s’est conduit comme un saligaud, en profitant de sa puissance. C’est si facile, de ridiculiser un faible. Il nous fait regretter tous ses prédécesseurs, dont aucun n’aurait commis une telle saloperie, contre laquelle personne n’a le moindre recours, à présent que le mal est fait.