Macron, président des démagogues

Publié le par Yves-André Samère

J’ai, par deux fois, voté pour Macron : c’était lors des deux tours de l’élection présidentielle, en 2017. Non pas que je brûlais de voir élu ce candidat, auquel je ne reconnaissais aucune des qualités d’un président. Mais la situation était la même qu’en 2002, lorsque j’avais dû me résigner à voter, au second tour seulement, pour Chirac, puisqu’il fallait parer au plus pressé et choisir, des deux candidats, le moins mauvais. Or, l’année dernière, le sort contraire reproduisait la même configuration. Il y a des années où on ferait mieux de rester couché.

Je méprise Macron, qui est un imposteur, et qui, lui-même, méprise ses électeurs, et se rêve empereur de tous les Français. Je trouve que son prédécesseur, Hollande, l’a parfaitement défini en disant à Yann Barthès qu’il était « le président des très riches ». Mais son jeu, assez subtil, a pu le laisser inspirer – aux gogos qui restent ses partisans – cette sorte de respect craintif qui faisait, naguère, qu’on n’osait dénigrer Louis XIV ou... Caligula, dont les vices étaient notoires. Outre cette hypocrisie, qui s’exerce via une comédie permanente, et qui tend à les masquer, ces vices, cela ne trompe que ceux qui veulent bien être trompés, et surtout, conserver leurs sinécures. Car Macron n’a pas nommé, aux postes de commandement, des gens capables, mais uniquement des larbins qui lui doivent quelque chose. Voilà à quoi sert le pouvoir : comme dans la Rome antique, on a des clients !

Et la vulgarité foncière de Macron s’est exprimé il y a une semaine, lors de la stupide Fête de la Musique, quand il a cru malin de transformer le perron de l’Élysée en une annexe du Queen, ou pire, du Dépôt (c’est une boîte de nuit homosexuelle qui a la réputation de battre tous les records du sordide, et qui voisine le commissariat du troisième arrondissement de Paris). Ce soir-là, Macron avait invité des danseurs noirs et homosexuels, chargés de se trémousser grotesquement sur une musique dite « électro » (je ne sais pas ce qu’est la musique électro, je sais seulement que ce n’est pas de la musique), et il a posé pour être photographié en la compagnie de ces « artistes ». Ils ne l’ont pas appelé « Manu », au moins ?

J’imagine que, pour parachever l’impression qu’il a donnée, il sera présent demain dans le défilé de la Gaypride. Je vérifierai sans devoir me déranger, le cortège passera dans ma rue. Et j’espère que vous n’en déduirez pas que je m’en prends aux homosexuels : la seule cible de mon mépris, c’est Macron. Pas des gens qui n’ont jamais choisi d’être ce qu’ils sont.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Mathéo 30/06/2018 20:36

" Chic, un militaire ! "

Yves-André Samère 30/06/2018 22:48

Ce n’était que le deuxième. Il y avait eu Jacques Charrrier avant.

Mathéo 29/06/2018 21:48

Vous imaginez tante Yvonne débarquer à l'improviste devant ce spectacle ? La pauvre femme aurait été prise en charge par une cellule psychologique...

Yves-André Samère 30/06/2018 08:23

De toutes façons, elle était mariée à un homme qui ne serait jamais tombé à ce niveau. Il n’est jamais allé plus loin qu’une invitation lancée à Brigitte Bardot.