Un geste historique

Publié le par Yves-André Samère

Hier soir, dans Quotidien, il a été diffusé une bande annonce que le Taré golfeur et twitteur de Manhattan, tout fiérot de son accord sans doute éphémère avec le fou de Corée du Nord, a fait fabriquer et a montré en préambule de sa propre proclamation triomphaliste en sa propre faveur et en celle de son éphémère partenaire. On l’y voyait saluer la foule en élevant la main droite.

Curieux. Il n’a sans doute jamais entendu parler du précédent que constituait ce geste, copie exacte du... salut nazi dont le regretté Adolf avait lancé la mode (un peu obligatoire) pour un peuple ayant oublié son passé de culture et d'humanisme.

Il est vrai que la culture et l'humanisme du président actuel, aux États-Unis, mieux vaut ne pas en parler, on deviendrait facilement grossier.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Surtout que "l'accord" passé entre les deux personnages est en fait une déclaration d'intention, et pas autre chose. Ils auraient pu parler pendant 5 heures de leurs coiffeurs respectifs, que ça aurait eu le même effet. C'est peut-être ce qu'il ont fait, d'ailleurs, car il y a beaucoup à dire sur le sujet !
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Y
Raison de plus pour ne pas avoir de religion.
D
La religion est le meilleur moyen pour tenir un peuple, et le faire aller là où on a envie qu'il aille.
Y
Conclusion : TOUTES les religions sont des calamités, qui n’apportent que des malheurs. Mais ça, je le sais depuis longtemps.
D
Ce n'est pas un argument, mais les protestants en ont fait de belles, autant que les catholiques, genre taillader profondément un moine, l'enduire de vinaigre et de sel, et le laisser agoniser pendant 8 jours. Dans les régions où ils étaient majoritaires (ou plutôt que le seigneur du coin était protestant), au mieux les catholiques étaient spoliés et priés de quitter la ville, mais généralement ils étaient purement et simplement massacrés. D'ailleurs, on pourrait dire de même pour les catholiques vis-à-vis des protestants. Une guerre civile dans toute son horreur.
Tout cela pour la prise de pouvoir à cause d'un gouvernement affaibli, entre diverses factions de grands seigneurs. Rien de religieux là-dedans, comme le dirait Henri IV "Paris vaut bien une messe". Le Pape comme les autres.
Y
Le pape, parlons-en ! Après le massacre de la Saint-Barthélémy, il a fait frapper une médaille de commémoration, afin de rendre grâce à Dieu d’avoir favorisé les catholiques. Quel sagouin !
D
Oh, pour ce qui est des assassinats, à l'époque de Catherine disons que c'était une façon comme une autre de faire de la politique. Même le Pape s'y mettait. C'est un peu moins fréquent de nos jours a priori.
Quant aux enfants de Catherine de Médicis, le dernier fils était assez particulier : c'était une sorte de nabot, et a été affublé à sa naissance du doux prénom d'Hercule, qui a été changé un peu plus tard, on se demande bien pourquoi... Henri III était le plus beau, couvé par sa mère, et aussi le plus équilibré (ce qu n'était pas difficile). Très cultivé, amoureux des arts, sportif comme en ce temps-là, courageux. Pour l'instant il n'est pas encore roi, dirige déjà une armée contre les calvinistes et a remporté la bataille de Jarnac. Jean Orieux m'a l'air de bien l'apprécier, je verrai par la suite. En tout cas ce livre est bien écrit, très bien documenté, avec de petites pointes d'humour pas désagréables.
Y
J’ai lu deux ou trois textes concernant Catherine de Médicis, et, en effet, la famille était gratinée. Le plus normal était sans doute Henri III, malgré la réputation qu’on lui a faite par la suite. Mais ses frères et sa mère, euh... On peut donc relier Kim à Catherine, puisqu’il a commencé son règne en faisant exécuter son oncle. C’est Caligula, comme je le disais.
D
Je suis en train de lire une biographie de Catherine de Médicis par Jean Orieux, et quand on voit l'état mental et physique de ses fils, rois de France... je me dis qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Comme, d'ailleurs, les multiples accords signés entre le pouvoir, catholique, et les calvinistes, qui sont tous restés lettre morte malgré les promesses de chaque côté : le document signé hier entre les deux malades avait un goût de déjà vu.
Y
Le monde est tombé bien bas, pour qu’on en soit à voir les États dirigés par de tels pantins. Bientôt Caligula ?