Ces acteurs ont abandonné le métier

Publié le par Yves-André Samère

Beaucoup d’acteurs devraient abandonner le métier pour tenter leur chance dans une autre activité. C’est assez rare qu’ils aient ce courage, mais cela existe.

Ainsi, Dominic Guard, dont je serais étonné que vous sachiez qui c’est, et qui, en 1971 et pour son premier film, avait incarné Leo jeune dans le très célèbre film de Joseph Losey The go-between (en français, Le messager), a surtout fait une carrière à la télévision, puis il a quitté le métier d’acteur en 2000, pour devenir... un bon psychothérapeute pour enfants.

J’en vois deux autres. Le premier, Mark Lester, qui jouait Oliver Twist dans la comédie musicale Oliver! réalisée en 1968 par le grand Carol Reed, mais avait débuté à l’âge de six ans dans un film français, Allez France !, de Robert Dhéry et Pierre Tchernia, et a tenu un rôle très court pour François Truffaut en 1966 dans Fahrenheit 451, est devenu ostéopathe à Cheltenham, après avoir arrêté de faire l’acteur en 1977. Il a prétendu, avec insistance, être le véritable père des trois enfants (il en était le parrain) de son ami Michael Jackson.

Le second, Olivier de Funès, après quelques films avec son père sur l’insistance de celui-ci, est devenu pilote de ligne pour Air France !

Beaucoup moins ostensiblement, Didier Haudepin, qui avait été découvert à neuf ans par Marguerite Duras à la librairie La Hune (elle n’existe plus. La librairie. Pas Marguerite, qui est seulement morte) pour être le fils de Jeanne Moreau dans Moderato cantabile en 1960, a fait une très belle carrière au cinéma comme au théâtre, avant de comprendre qu’il n’aimait pas ce métier – il avait pourtant été choisi par Visconti pour L’innocent, dernier film du grand réalisateur –, et de bifurquer vers le métier de décorateur pour la télévision sous la houlette de Claude Villers, puis vers celui de réalisateur de cinéma, et enfin, devenir producteur de films. Pourtant, il avait été, au théâtre, le partenaire d’Yves Montand et de Paul Meurisse ; à la télévision, de Simone Signoret ; au cinéma, de Jacques Brel et de Michel Bouquet. Et sans lui, la pièce de Montherlant La ville dont le prince est un enfant, qui dormait dans un tiroir depuis dix ans, n’aurait jamais été jouée.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Matheo 27/07/2018 13:16

Ou alors, envoyer un mail à Aude Huret, l'adjointe de Claire Blondel, et lui expliquer la situation. Ça peut également être une solution.

Yves-André Samère 27/07/2018 13:20

Je ne sais s’il existe une « situation », mais le résultat sera le même, quelle que soit l’intermédiaire, puisque la seule action à demander est de faire suivre une simple lettre. Ce type d’opération est automatique.

Mathéo 27/07/2018 01:19

Vous pensez que ça peut fonctionner ? J'ai déjà songé à cette option mais j'ai peur que cela agace son agent. Cela dit, je vais essayer et c'est gentil de votre part. Il faudrait donc que je fasse une enveloppe à cette adresse avec la lettre destinée à Didier Haudepin et une autre destinée à Sabine dans laquelle je lui explique la situation ?

Yves-André Samère 27/07/2018 08:19

Un agent ne peut pas être agacé pour si peu. Il ne s’agit que de faire suivre une lettre, cela ne l’engage à rien. Je pensais à une simple lettre à la sœur, mais, en effet, avec deux lettres, pourquoi pas ?

Matheo 26/07/2018 12:41

Ce qui m'exaspère avec Didier Haudepin, c'est que plus personne ne sait ce qu'il devient depuis près de dix ans. D'après ce que j'ai su, il vit toujours à Paris. Mais sa société de production (" Bloody Mary production ") a été liquidée récemment. Bref, impossible de lui envoyer le moindre courrier...Il a littéralement disparu !

Yves-André Samère 26/07/2018 14:42

Ce n’est pas compliqué : écris à sa sœur Sabine, qui fera suivre. On peut la joindre par l’intermédiaire de son agent, Claire Blondel, qui travaille à Artmedia, 8 rue Danielle Casanova – 75002 Paris (Téléphone : 01 72 33 25 00)