Que la vie est difficile !

Publié le par Yves-André Samère

Je ne prétends pas être dépourvu de tous défauts. Mais enfin, il en existe plusieurs que je n’ai pas.

Ainsi, je ne fume pas. Je déteste autant l’odeur du tabac que l’effet produit par la fumée. Lorsqu’on fera mon autopsie, on ne trouvera pas de goudron dans mes poumons ! Je ne bois pas non plus d’alcool, et je me marre toujours sous cape quand un médecin me demande si je bois. La dernière fois que j’ai bu un verre de vin, c’était en septembre 2012, lors d’un déjeuner auquel m’avait convié Didier Porte, chez lui. Évidemment, je ne me drogue pas davantage, et on ne me découvrira jamais, mort d’une dose trop forte d’héroïne, dans un quelconque caniveau. Enfin, si j’aime la musique, encore faut-il que ce soit de la vraie musique, écrite par un véritable compositeur, et non pas du rap – qui, de toute façon, n’a aucun rapport avec la musique (vous avez déjà vu une partition d’un morceau de rap ?).

Malheureusement, il semble qu’une forte proportion de mes contemporains n’aiment que les excès dont je viens de parler, et j’ai du mal à comprendre ce qui les attire dans ces errances. Je ne dois pas être suffisamment snob pour croire qu’être un pochard, un drogué, un sourd, suffit à faire de soi un individu heureux, parfaitement équilibré.

Ce ne sont pas des vantardises, et je ne me flatte pas d’être ainsi. Les choses sont comme cela, et nul n’est obligé d’être sur la même longueur d’onde que votre (très humble) serviteur.

Publié dans Mœurs, Social, Humour, Santé, Écologie

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
Mon ami, si je peux me permettre et sans condescendance, il y a fort à parier que les milliers de paysans qui ont quitté leurs champs pour travailler dans des usines à l'époque de la révolution industrielle, (disons-1850-1914) n'étaient pas alcooliques avant d'éventuellement , de le devenir.
Il était difficile aussi, de tenir le coup, quand on était Terre-Neuvas , en doris, sans une bonne dose de rhum;
Et difficile encore de supporter la vie dans les tranchées, et la mort possible au prochain assaut, sans être quelque peu enivré.
Cela a engendré pas mal d'alcoolo-dépendants dans les générations ultérieures.
"Pourquoi ont-ils tué Jaurès" comme disait Brel . (sans admiration spéciale pour Jaurès)
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Y
Hélas, je n’ai pas eu la chance d’être un paysan forcé de quitter son champ pour aller travailler en usine ! Ni de naître à Terre-Neuve. Encore moins, de participer à cette glorieuse épopée que fut la guerre de 14-18. J’ai seulement passé mon enfance dans un lieu très original mais prosaïque, où je n’ai, alors, jamais bu une goutte d’alcool. Ensuite non plus, pour tout dire.
D
Ah bien. Mon neveu a presque tout bon : il ne fume pas, ne boit pas d'alcool, mais hélas écoute du rap. Comme quoi, on peut toujours trouver quelque chose de bon à une cause que l'on croyait perdue !
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Y
Oui, ça tuerait plus rapidement (et c’est silencieux).
D
Par moments je me demande si je ne préférerais pas qu'il fume ou boive, plutôt que d'aimer le rap.
Y
Pourvu que ça dure !