Voter pour Macron, quelle bourde !

Publié le par Yves-André Samère

Nous avons commis une énorme bêtise en votant pour Macron ! Certes, on se doutait bien qu’il était un peu imposteur sur les bords, et qu’il était pire que Sarkozy pour tout ce qui touche à la communication envahissante. Mais nous n’avions pas encore compris, faute de le voir à l’œuvre, que c’était aussi un incapable. Or l’actualité, cette semaine, nous révèle l’étendue de ses échecs.

Il y a ce projet tapageusement annoncé de prélever nos impôts à la source. Or le ministre chargé de l’exécuter raconte à présent que c’est impossible à faire, et qu’on va probablement l’abandonner dans quelques semaines.

Il y a aussi la mission (non rétribuée) confiée à Stéphane Bern de veiller sur le patrimoine et et d’activer les interventions en sa faveur. L’homme était bien choisi, car Stéphane, dans ce domaine, est la sincérité personnifiée. Or le pauvre vient de découvrir que Macron le laisse choir, et que la machine ne suit pas.

Il y a enfin cette attitude macronienne très affichée de snober les journalistes, et de ne pas se laisser influencer par eux. Or, la semaine dernière, il a relevé les moqueries et les critiques acerbes qui raillaient son sarcasme sur « les Gaulois réfractaires au changement », et, voulant se justifier, il s’est enfoncé un peu plus, en feignant d’avoir voulu faire de l’humour.

Voulant apparaître au-dessus de la politique des copains et adepte de la présidence pure et dure, il dérape en nommant un copain, Philippe Besson, qui n’est pas un diplomate de métier, au poste de consul de France à Los Angeles. Alors que ce type de nomination n’était, auparavant, accessible qu’aux fonctionnaires, il a imaginé, le 3 août, un décret qui autorise le pouvoir exécutif à enjamber la loi pour une vingtaine de consulats. Ce qui éveille un très fâcheux souvenir, celui de De Gaulle signant une loi d’amnistie permettant d’éviter la condamnation en correctionnelle d’Alexandre Sanguinetti, secrétaire général du parti politique, l’UNR, qu’il avait créé et qui était à sa dévotion.

Enfin, Monsieur « En-même-temps » a échoué dans son intention affichée de ménager la chèvre et le chou, puisque les Français sont aussi divisés, sinon davantage, qu’avant son avènement.

Si bien que même ses partisans commencent à le critiquer ouvertement, quand ils ne le lâchent pas. À la prochaine élection présidentielle, nous allons rire.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
Macron est une sorte de technocrate.Ce qui veut dire qu'il est d'autant plus à l'aise que l'élément humain n'intervient pas. Et quand il s'agit des Français, en principe, c'est encore pire. Son mépris le sépare définitivement d'eux. Mais ses ministres aussi en sont victimes.
Personnellement, je peux comprendre qu'on ait voté contre Marine Le Pen mais pour tout dire, j'ai absolument honte de ceux qui ont gobé ses discours fumeux, tellement gros niveau enfumage, que je n'oserais même pas parler comme ça à un enfant de 6 ans.
Bref, c'est un fort en thème et un faible en humanité. Combien de temps dupera-t-il les gens avec sa modernité factice ?
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Y
Il me semble que les Français sont de moins en moins dupes. Comme on dit, on peut mentir à tout le monde pendant quelque temps, ou à quelques-uns tout le temps, mais pas à tout le monde tout le temps.