Macron se mêle de tout

Publié le par Yves-André Samère

Décidément, Macron n’aime pas les jeunes. Il l’avait déjà prouvé en ridiculisant en public le jeune collégien Joris, qui avait commis le suprême crime de lèse-majesté en l’interpelant par son diminutif, Manu. Non seulement il lui a infligé une leçon de morale en public, mais il a complété cette manifestation d’autorité en mettant sur Internet la vidéo enregistrée sur place, de telle sorte que, depuis, le garçon s’est trouvé ridiculisé ad vitam aeternam, et collectionne les quolibets lancés par ses copains de classe. Plus salaud, c’eût été difficile.

Mais aujourd’hui, s’appuyant sur le dernier fait divers commis dans une classe (un garçon de seize ans a exigé que son professeur supprime du registre d’appel la mention de son absence, en menaçant la dame avec une arme factice), il a bruyamment exigé que ce garçon soit exclu de son établissement et jeté à la rue !

Allons bon... Dans le style de-quoi-j’me-mêle, voilà que Macron joue les présidents du conseil de discipline, disposition que l’auteur de la Constitution de 1958 a oublié de mentionner dans le texte de la loi fixant ses attributions. Le jour où l’on rétablira les châtiments corporels dans les lycées et collèges, il va certainement demander que les raclées administrées aux mauvais élèves fasse désormais partie de ses prérogatives.

Ce doit être ça, la République en marche.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
J'ai écouté, pendant un certain temps, le débat sur les violences à l'école sur rt suite à ce fait divers, et je vais me permettre de dire, à propos des problèmes d'indiscipline et de violence divers et variés dans les écoles primaires, collèges et lycées : bienfait ! Le ministère, l'institution et les enseignants en général l'ont bien cherché.
Car il ressort que la politique, les partis, les idéologies ont envahi l'école et le corps enseignant.
DE QUEL DROIT ? De quel droit endoctrinerait-on nos enfants avec la dernière idée à la mode (comme la chasse aux stéréotypes sexuels de cette pauvre Belkacem)
Quand on fait cela, quand on se prend pour un éducateur au nom d'une idéologie, quand on veut faire du social, quand on fait du militantisme, quand on triture les programmes pour faire passer des messages, on ne fait pas ce qu'on attend de l'école : on n'instruit pas.
Et ce n'est plus la peine de pleurer parce que des jeunes, eux aussi, mettent en pratique leurs propres idées politiques.
BIENFAIT ! BIENFAIT ! BIENFAIT !
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Y
J’aurais plutôt écrit “bien fait”, pour éviter un contresens.
Y
"On ne fait pas ce qu'on attend de l'école : on n'instruit pas". C’est assez vrai. Sous la Troisième République, le ministère responsable s’intitulait Ministère de l’Instruction Publique. Aujourd’hui, c’est le Ministère de l’Éducation nationale. Quelle prétention ! Surtout quand on en prend pas les moyens de remplir sa mission. Il faudrait peut-être aller voir sur place comment font les étrangers qui réussissent mieux.
C
P.S. J'ai oublié de suggérer la délicieuse Chikirou au cas où Melanchon décocherait le ponpon !
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Y
Comment douter que Mélanchon décrocherait le pompon ?! Un tel génie ne peut que réussir dans tout ce qu’il entreprend.
C
C'est vrai , ce Macron est insupportable . Ce qu ' il nous faudrait , c'est quelqu'un de posé, calme ,,,,
C'est vrai , ce Macron est tout à fait insupportable , ce qu'il nous faudrait , c'est quelqu'un(e) de posé ,compétant , honnête , pas fier pour un sous ; par exemple Mélanchon , Wauquiez ou Le Pen ! A la bonn votre ! J'ai 81 an et demi ; si tout va bien , çà sera sans moi, j'espère .




,,,compétant , honnête
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C
Macron pas bon ! Vivement un nouveau chef d'état : un Mélanchon ou une Le Pen ou un Wauquiez ou, pourquoi pas un Coppé qu'on forme ! A la votre , moi je préfère Macron , le pire ,etc...etc...W.C.
ère
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J
C'est là qu'à mon avis vous vous trompez. Il ne doit pas être inscrit dans le règlement intérieur qu'il est interdit de menacer un professeur avec une arme factice. Quoi qu'il en soit, l'autorité de l'Etat s'impose partout et en tout dès qu'une loi a été transgressée ou dès qu'un cas litigieux se présente - comme le foulard autrefois; Dans le principe, l'Etat représente la volonté du peuple. souveraine, supérieure; il suffit qu'il se saisisse d'un délit pour faire valoir un aspect qui peut n'avoir pas été relevé par des autorités locales; Evidemment, il doit le faire dans le respect des lois.
S'il existait en France ou s'il doit exister des zones" où la main de l'Etat n'a pas à mettre son nez " , ce serait inquiétant.
Ne jamais oublier ce principe fondamental- et insoutenable en fait - que l'Etat représente l'intérêt général, c'est à dire le bien supérieur du pays. .
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Y
Le règlement intérieur d’un établissement ne détaille pas la liste de tout ce qui pourrait se produire dans une classe. Ou alors, on ne s’en sortirait pas. Toute irrégularité, délictueuse ou pas, peut provoquer la tenue d’un conseil de discipline.

Et je n’ai jamais écrit que la compétence d’un tel conseil de discipline en faisait une zone où l’État n’a pas à mettre son nez.
J
Je trouve que, d'un côté, ce jeune a fait preuve d'audace, d'inventivité et de tempérament, et d'un autre côté il a fait l'inacceptable : menacer avec une arme. Quelqu'un d'intelligent - évidemment pas Macron dans l'exercice ostensible de sa fonction - aurait eu la réaction appropriée concernant ces deux aspects; Par exemple - parce que là les politiques me recevront 5 sur 5 - parvenir à ses fins autrement, par des voies plus intelligentes.
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Y
Sachant que l’arme était factice, ce n’était pas plus inacceptable qu’un programme électoral qu’on flanque à la poubelle dès qu’on est élu.

De toute façon, là n’était pas mon propos. Je visais le fait qu’un chef d’État se mêlait d’une affaire qui ne le regardait en rien : il n’est ni proviseur, ni surveillant général, ni président du conseil de discipline. La sanction ne pouvait être prononcée que par les professeurs.