Snowden et les cubes récalcitrants

Publié le par Yves-André Samère

Hier soir, j’ai vu à la télévision le film d’Oliver Stone sur Edward Snowden. C’était très romancé, et pas toujours sérieux. Mais comme moi-même j’ai un esprit parfaitement futile et ne s’attachant qu’aux détails insignifiants que les autres ne remarquent pas, je vous explique. Ainsi, cette scène : Snowden pique une masse de données sur l’ordinateur d’un type haut placé, enregistre le tout sur une carte-mémoire, puis, afin de pouvoir passer sans encombres un portique comme on en voit dans les aéroports, démonte un Rubik’s cube en ôtant l’un des six carrés centraux, glisse la carte-mémoire à l’intérieur du cube et replace le carré par-dessus. Ensuite, il feint de plaisanter et donne son cube au type qui contrôle les passages, puis récupère le cube après être passé.

Jolie trouvaille de scénariste, mais, dans la réalité, c’est doublement impossible !

Et d’une, dans un Rubik’s cube 3 × 3 × 3, on ne peut pas démonter les six carrés du centre, car ils sont solidaires du mécanisme. Ce sont même les seules pièces inamovibles de ce type de cube. Les vingt autres pièces peuvent toutes être détachées.

Et de deux, ces carrés mesurent 17 millimètres de côté, alors qu’une carte-mémoire mesure 23 millimètres de large (comme les touches de piano) et 31 millimètres de hauteur. Il est donc impossible de les insérer à la place d’un de ces carrés.

Mais il y a longtemps que j’ai  remarqué ceci : les scénaristes ne se documentent jamais !

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