Détruire les vestiges du corps de Jésus ?

Publié le par Yves-André Samère

Le 25 décembre dernier, France 5 a diffusé un documentaire, intitulé Le tombeau du Christ, sur la réfection du prétendu tombeau de Jésus, à Jérusalem, et donc, ce téléfilm a montré les fidèles de la « vraie » religion qui gobent tout cru les diverses impostures sur lesquelles repose tout l’édifice vaticanesque. Bien entendu, de nos jours, ledit tombeau ne ressemble plus à rien, sachant que tout le coin a été rasé, avant d’être reconstruit un peu au hasard, sur les instructions de l’empereur Constantin, et sans savoir si le lieu choisi était ou non celui dont parlent les évangiles. Et puis, croire qu’un mort puisse ressusciter, quelle belle farce ! Si Jésus avait tous les pouvoirs qu’on lui prête, dont celui qui lui permit, dit-on, de ressusciter son ami Lazare, il eût été capable d’empêcher sa propre mort, et d’autant plus volontiers qu’on lui attribue ce cri de révolte envers Dieu : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

Vous savez peut-être que le mercredi 1er août 2001 est sorti un film, The body (en français, Le tombeau), dû à Jonas McCord, qui avait aussi écrit le scénario, et n’a réalisé pour le cinéma que ce film, outre un documentaire sur le Vietnam, un court métrage et un épisode d’une série télévisée. Or ce film, Le tombeau, repasse assez souvent à la télévision, et je vous conseille de le voir, car l’histoire est passablement curieuse et ne ménage pas le Vatican. En effet, on y voit les magouilleurs du « saint » siège tenter d’empêcher que soit authentifié comme celui de Jésus le corps découvert dans un tombeau à Jérusalem, afin d’éviter que le monde entier tire la conclusion logique : si ce corps putréfié est bien celui de Jésus, il flanque par terre toute l’histoire de la résurrection du personnage, et donc, ruine tout l’édifice du christianisme, qui ne repose que sur ce bobard ! Par conséquent, le pape envoie sur place un jeune Jésuite, expert en théologie, joué par Antonio Banderas, avec comme mission – non officielle, évidemment – de détruire discrètement la relique. Ce qui se produira en effet, mais à cause d’un terroriste palestinien et de la grenade qu’il a lâchée sur les lieux du dénouement.

Vous pouvez lire ICI la critique de ce film, que j’avais rédigée en son temps, en me marrant intensément. Après tout, chacun a le droit de se distraire.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 28/12/2018 19:08

Donc, si je prolonge votre raisonnement, ceux qui ont vu Jésus après sa mort, ont vu un hologramme. Ben oui, on ressuscite bien la Callas, Mélenchon, pourquoi pas remonter un peu plus tôt ? (mondieu, le correcteur orthographique me propose "collenchyme" à la place de Mélenchon).

Yves-André Samère 28/12/2018 19:23

À vrai dire, rien ne prouve qu’ils (ou elles) ont vu Jésus après sa “résurrection”. Les évangiles ne sont pas des livres d’histoire, et ce qu’ils racontent n’est pas certain le moins du monde. Ces livres sont des ouvrages de propagande. Rien de plus.

Et puis, pour fabriquer un hologramme, il faudrait dénicher un acteur plausible, mais comment le choisir ? On ne sait absolument pas à quoi ressemblait Jésus (les peintures de la Renaissance ne représentaient que des personnages idéalisés, tels qu’on se les figurait en Europe et à cette époque).