Écrire le zéro en chiffres romains ?

Publié le par Yves-André Samère

Lorsque je lis ou j’entends dire que Jésus est né le 25 décembre de l’année zéro, je hurle de rire et me roule par terre. C’est que cette affirmation vaut son pesant de niaiserie, pour plusieurs raisons.

L’une de ces raisons est que Jésus serait né en Palestine, à une époque où les Romains, ayant colonisé cette terre, avait imposé leur calendrier, qui était alors le calendrier romain, et que tout le monde, à cette époque, écrivait les nombres en caractères romains : le I signifiait le chiffre 1 ; le V comptait pour 5 ; le X, pour 10 ; le L, pour 50 ; le C, pour 100 ; le D, pour 500 ; et le M, pour 1000. La numération décimale, répandue en Europe par Fibonacci, n’avait pas encore été inventée, et les dix chiffres que nous utilisons actuellement, pas davantage : ils sont nés en Inde, au cinquième siècle de notre ère.

Vous ne remarquez rien ? Avec les chiffres romains, qui ne sont que des lettres, comment pouvait-on écrire le nombre zéro ? C’est simple : on ne pouvait pas, et d’ailleurs, on n’en ressentait pas le besoin ! Le zéro, étant le nombre d’éléments d’un ensemble VIDE, ne s’imposait ni comme nombre, ni, à plus forte raison, comme chiffre, car il n’avait encore aucune utilité à l’époque de Jésus. Il n’a été créé que pour permettre la numération de position, qui viendrait des siècles plus tard et faciliterait les calculs. On ignore qui a inventé ce signe, mais sans lui, aucun calcul ne serait possible. Essayez donc de faire une division en chiffres romains !...

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