« Ils s’asseyèrent » ?!

Publié le par Yves-André Samère

Entendu ce soir une émission de France Inter qui racontait l’histoire d’Eduard, le fils d’Albert Einstein, né en 1910, qui finit ses jours, en 1965, dans un hôpital psychiatrique pour cause de schizoprénie, reconnue à l’âge de vingt ans. Il était pourtant très intelligent, mais quelque chose n’allait pas dans son esprit (il croyait aux théories de ce charlatan que fut Sigmund Freud, que son père détestait à juste titre), et sa mère Milena le conduisit elle-même à l’asile, au début des années 1930. Le père – déjà illustre – et son fils ne se sont jamais revus après le départ du père pour les États-Unis, en 1933, afin d’échapper aux nazis. Il n’en a pas moins réglé tous les frais causés par cet internement.

Hélas, l’émission de France Inter est basée sur un texte écrit par Laurent Seksik, médecin et auteur d’un roman déjà publié sur cette histoire. Re-hélas, cet auteur ne doit pas être un aigle en sémantique, car son texte comprend cette horreur : il parle de deux personnages qui « s’asseyèrent » autour d’une table. Or ce mot n’existe pas, car le passé simple du verbe s’asseoir, à la troisième personne du pluriel, se dit « s’assirent ». J’ai toujours cru que tout le monde le savait. Hélas, je devais me tromper, bien que les dictionnaires me donnent raison.

(P.S. du lendemain : j’ai immédiatement envoyé à l’émission un message signalant cette bavure. On m’a répondu ce matin, en ces termes : « En effet nous avons commis une erreur. Merci pour votre remarque. Eh oui, à France Inter il nous arrive de nous tromper et nous le regrettons. Bien cordialement ». Comme quoi, il ne faut pas craindre de râler quand c’est justifié)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

A
s'assirent est une horreur!
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Y
Je vois mal pourquoi. Il y a pire.