La chanson que je déteste par-dessus tout

Publié le par Yves-André Samère

Puisque j’ai traité (si brillamment) le chapitre des chanteurs et des chansons, je vais à présent vous dire quelle est la chanson que je déteste le plus, et depuis mon enfance. Ce qui m’y a fait penser, comme toujours, c’est un film, car je viens de visionner un film d’Hitchcock que je n’avais encore jamais vu. Il s’intitule Rich and strange (cela vient d’une citation de Shakespeare), est affublé du titre français À l’est de Shanghaï, et date de 1931. Il raconte l’histoire d’un couple qui vit à Londres, s’y ennuie, et profite d’un don de leur oncle généreux pour partir faire une croisière autour du monde. Je vous passe l’infidélité que chacun fait à l’autre, lui avec une fausse princesse qui est en réalité la fille d’un commerçant berlinois et qui va l’escroquer de mille livres, elle avec un séducteur qui est descendu du bateau à la première escale. Je passe aussi le naufrage de leur bateau (ils sont sauvés par des Chinois embarqués sur une jonque), et en viens à cette fameuse chanson : lors de la nuit du 31 décembre, on entend une chanson reprise en chœur par les passagers de leur paquebot, et c’est Auld lang syne. Ce jargon est de l’écossais, elle a été écrite en 1788, mais les Français l’ont traduite bêtement, et le texte français est d’un nunuche à vomir : « Ce n’est qu’un au revoir, mes frères, ce n’est qu’un au revoir, oui, nous nous reverrons, mes frères, oui, nous nous reverrons, et blablabla et blablabla ».

J’avais entendu cette horrible rengaine pour la première fois quand, à l’âge de huit ans, mes parents m’avaient envoyé en colonie de vacances de l’autre côté de la mer, les familles la chantaient quand le bateau qui nous transportait, nous les enfants, s’éloignait du quai, et si j’avais alors connu Le gorille, de Brassens, je l’aurais aussitôt préféré à ces lamentations dignes d’un troubadour sous acide.

Je suis toujours dans les mêmes dispositions, et ne compte pas changer d’avis ! Comme vous voyez, je suis très stable.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

jean-louis 30/01/2019 12:51

Moi, ce qui m'horripile, ce sont les chansons que l'on nous impose dans les super et hyper-marchés - toutes en anglais, toutes du même tonneau, toutes modernes au mauvais sens du mot. Comme si tous les clients avaient entre 15 et 30 ans et étaient gagnés au pop-rock etc
J'ai déjà été me plaindre avec ces arguments; Ils n'y peuvent rien, c'est distribué par la société (Carrefour, Auchan, etc)
Inutile de compter que sur mon blog je fasse la moindre allusion allusion à cette zizique.

Yves-André Samère 30/01/2019 13:13

Que voulez-vous, la langue anglaise a gagné la partie, il n’y a donc rien à faire. Même les Russes et les Chinois, lorsqu’ils veulent parler aux autres peuples, le font en anglais. Et puis, avec le président que nous avons “choisi” et qui truffe de termes anglais toutes ses déclarations, c’est très clair : nous sommes dirigés par un anglomaniaque, qui a décidé de nous faire regretter tous ses prédécesseurs, lesquels avaient la vertu de ne PAS parler l’anglais.