Le Premier ministre ne connaît pas la Constitution

Publié le par Yves-André Samère

Édouard Philippe, qui se prend pour le Premier ministre parce qu’il n’a pas encore compris que Macron s’est attribué tous les pouvoirs, Constitution ou pas, et qu’il n’entend pas les partager avec un type qui n’est même pas inscrit à son parti de godillots, a décidé d’interdire de manifestation les casseurs, une fois qu’ils seront fichés. Je ris.

Ce gars-là n’a pas encore saisi cette évidence, qu’interdire de manifester à des gens qui n’ont encore rien fait, quelles que soient leurs intentions, c’est anticonstitutionnel, attendu qu’on leur prête un projet illégal que le premier avocat venu pulvérisera en trois coups de cuillère à pot s’ils se plaignent devant la Justice. A-t-il vu Minority report, et a-t-il pigé que c’était de la science-fiction ?

Et, à supposer que Philippe fasse rédiger par ses valets de chambre un texte qui mette tout ça par écrit, le Conseil Constitutionnel, présidé par un socialiste (c’est Fabius, me semble-t-il), fera de son décret du petit bois.

Qui donc sera ridicule, en fin de compte ? Devinez !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

G
De Gaulle avait bien mieux qu'un gorille au petit pied comme Benalla. Le Service d'action civique
était un outil très efficace au domaine de compétence très étendu. Le général n'avait pas une vocation de dictateur, mais...
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Y
Je sais. Le S.A.C. s’est couvert de gloire en assassinant notamment un enfant. Ce pour quoi Jospin a pris la décision de le dissoudre. Il était temps.

L’un de ses anciens membres, Gilbert Le Cavelier, a raconté dans son livre “Aux ordres du SAC” que l’un de ses nervis était surnommé “La cuillère”, parce que sa spécialité était d‘arracher l’œil de ses victimes avec cet ustensile. Je n’invente rien.
J
Ce n'est pas si évident.
Je crains que nous soyons dans un Etat policier. La présomption suffit . Il n'y a qu'à l'étayer de quelques indices choisis. L'Etat d'urgence a pris fin au prix de mesures qui en sont largement héritées. Comme pour l'affaire du supposé terroriste ferroviaire que vous avez justement cité, la présomption ou le procès d'intention suffit en ces temps d'Etat paranoïaque.
Bref, dès que l'on prononce les mots : sécurité ou ordre public, tout le monde se couche.
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Y
Eh oui, mais justement, c’est ce que je m’efforce de montrer dans la plupart des billets que je consacre à Macron et à sa bande de bras cassés : cette mafia ne connaît rien à la démocratie, ni même au droit. Les petites saloperies commises en relation avec ce voyou de Benalla le montrent bien ! Et quoique je ne sois pas gaulliste, j’ai peine à imaginer De Gaulle se commettant directement avec un individu pareil. Lui, plus malin, préférait préserver sa réputation en passant par des intermédiaires comme Jacques Foccart ou René Tomasini.