Bellamy et Belami

Publié le par Yves-André Samère

Et si nous parlions de François-Xavier Bellamy ? Ce gars, dont tout le monde ne dit que du bien parce qu’il est professeur agrégé du second degré de philosophie ET homme politique français, sera candidat en tête de liste des Républicains (les anciens sarkozystes, quoi !) aux élections européennes de cette année.

Or un détail risque un peu de lui nuire, et c’est son nom.

Il y a d’abord ce gros roman, Belami, de Maupassant, publié en 1885. Le héros, si l’on peut dire, s’appelait en fait Georges Duroy, et c’était un type assez peu recommandable, séducteur, arriviste, et qui parvenait, avec le soutien de ses maîtresses, à un niveau élevé dans la finance et la politique. Donc, pas vraiment un individu dont on cherche à prendre le nom en guise de pseudonyme. Plusieurs pièces adaptaient cette histoire au théâtre, la dernière adaptation étant due à Frédéric Dard, et qu’on a jouée à partir du 20 janvier 1954 au Théâtre de la Renaissance. Frank Villard en était la vedette, et Claude Rich y avait un petit rôle.

Mais, s’il n’y avait que ça, chacun fermerait les yeux, parce que la plupart des politiciens de ce pays sont calqués sur ce modèle, et je vous laisse trouver quelques douzaines de noms.

Or il y a pis, parce qu’une société commerciale a pris « Belami »  comme raison sociale, et jusqu’à son patron, dont j’ignore le nom véritable, qui a aussi pris comme pseudonyme George Duroy (il a de la lecture visiblement). Jusque là, pas grand-chose d’extraordinaire, si on le compare aux activités de nos hommes du sérail. Mais ce George Duroy dirige à Prague une société spécialisée dans les vidéos pornographiques homosexuelles, société mondialement connue. Il faut dire que ses films, parfois très longs, sont remarquablement faits, et que les jeunes gens, du pays et parfois russes, se battent afin de travailler pour lui. La raison : ils sont bien traités par leur patron, qui les emmène souvent à l’étranger, Grèce, Afrique du Sud, et jusqu’au Vatican, où ils ont tourné un film titré Scandal in the Vatican. Et ce n’était pas un titre bidon, car le tournage a réellement eu lieu sur place. Dans l’un de ses films à succès, ils sont... vingt-sept à se donner mutuellement du plaisir dans la même pièce. Détail comique : la plupart d’entre eux ont pris des pseudonymes évoquant des célébrités, comme Warhol, Tatum, Thurman, Sanders, Cassidy, Basquiat, Kael, Dufy, Lorca, Kerouac, Boleyn, Ferrer, Lamarr, Annaud ou Cavill. Ce que c’est que d’avoir un employeur cultivé ! Bien entendu, un site Internet existe, richement illustré.

On voit mal notre Bellamy à nous se faire embaucher par Duroy, car, avec son physique d’agent immobilier, il n’est pas vraiment séduisant !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

jean-louis 28/02/2019 16:28

Le charisme d'une moule, c'est le profil pour l'UE. Regardez Tusk et autres, ils ont un charisme de serpillière mouillée. Après Macron, tout est possible.

Yves-André Samère 28/02/2019 18:04

Oui, c’est un vrai magicien. Il sait (et peut) tout faire. Grâce à lui, le monde entier nous admire et nous envie.

Cyril 28/02/2019 06:55

Et puis il a le charisme d'une moule, comme vu dans « Quotidien » il y a une ou deux semaines. Même Wauquiez lui faisait de l'ombre, c'est dire.

Yves-André Samère 28/02/2019 13:24

J’ai vu ! Tout le monde ne peut pas être Kim Kardashian...