Confondre le créateur et sa créature

Publié le par Yves-André Samère

Entendu ce soir sur France Inter, juste avant la fin du journal de 18 heures, ce billet de Jean-Marc Four, qui expédie en quelques mots le Brexit britanique. Je cite : « le Brexit est devenu un Frankenstein qui échappe à son créateur ».

Écoute, Jean-Marc, tu fais de jolis billets, pleins de bon sens, mais il te manque un brin de culture, surtout littéraire et cinématographique.

Alors, voici ce que je te propose : tu pourrais, soit te rendre dans un magasin de vidéos, soit dans une librairie. Dans le premier, je te suggère d’acheter deux DVD, ceux des films de James Whale où il est question d’Henry Frankenstein (ils s’intitulent Frankenstein et Bride of Frankenstein), soit, dans la seconde, d’acquérir le roman de Mary Shelley, qui a écrit Frankenstein. Tu y apprendrais que Frankenstein ne pouvait pas échapper à « son créateur », puisque lui-même était le créateur du monstre dont visiblement tu ignores le nom, attendu qu’il n’en a pas !

Cette bévue est ultra-courante. Mais toi, tu es journaliste, donc tu sais tout. Comme tes collègues !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
Oui, erreur ultra-courante. Ce doit être parce que l'on parle beaucoup beaucoup de cette créature et peu de son créateur, et qu'en même temps, on ne cesse de citer les titres des films,Frankenstein par ci, Frankenstein par là. Rançon de la célébrité. On n'est pas passé loin avec Holmes et Doyle.
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Y
Si on a vu les films, on doit le savoir, car ils ne laissent aucun doute. Conclusion : ceux qui parlent de Frankenstein n’ont pas vu les films !
D
En effet, il faudrait dire "la créature de Frankeinstein". Mais ce doit être trop long.
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Y
Il faudrait... Mais les discours de Castro aussi étaient longs.