Inculture des acteurs et des dialoguistes

Publié le par Yves-André Samère

On le sait, les acteurs français ou francophones sont en général dépourvus de toute culture. Ainsi, Isabelle Huppert, qu’on croit cultivée, n’a jamais craint (?) de proférer des horreurs comme « Tu t’rappelles DE ça ? ». Mais les scénaristes et dialoguistes ne sont pas plus brillants, et j’ai relevé, dans le film récent Une intime conviction, cette bourde énoncée par Olivier Gourmet : « Les saloperies qui s’en sont suivies ». Comme il interprétait une plaidoirie dite par l’avocat Éric Dupond-Moretti lors du second procès Viguier, j’ignore si cette énorme faute de français a été commise par ledit avocat, ou par les auteurs des dialogues du film, Isabelle Lazard et Antoine Raimbault. Toujours est-il qu’un acteur de cette envergure, s’il est conscient de débiter un texte défectueux, a le pouvoir de corriger au vol les fautes qu’on lui fait dire. S’il ne le fait pas, c’est par ignorance de la langue ou par manque de conscience professionelle.

Si vous êtes sceptique sur la distinction que je fais (qu’on DOIT faire) entre les verbes se suivre et s’ensuivre, lisez CECI. La mise au point, assez technique, est tout de même suffisamment claire.

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