Que choisir, Macron, ou Néron ?

Publié le par Yves-André Samère

J’ai téléchargé, entre autres, le dernier livre de Michel Onfray, Sagesse, dans lequel il rend hommage aux Romains tout en démolissant les Grecs. Son point de vue : on manifeste sa sagesse en respectant sa parole, en faisant ce que l’on a dit et en disant ce que l’on fait, il faut penser qu’on est au service de l’État mais que l’État n’est pas à son service, donc, tout le contraire de Macron ! Et quand on lui demande si ledit Macron n’aurait pas une petite qualité digne des Romains, il répond : « Je cherche mais ne trouve point ».

Bien dit, et c’est exactement ce que je pense depuis des mois.

Mais là où je ne suis plus d’accord avec Onfray, c’est lorsqu’il compare Macron... à Néron ! J’aurais cru Onfray plus calé en histoire. Le peuple romain n’a jamais manifesté contre Néron, ni n’a réclamé sa démission. Néron était extrêmement populaire, n’a jamais plongé son peuple dans la moindre guerre, et si on laisse de côté les quelques chrétiens qu’il a fait crucifier parce qu’on a pensé qu’ils avaient provoqué l’incendie de Rome, pour le reste, on ne peut pas reprocher grand-chose à Néron. C’est dans son palais personnel, la Maison Dorée, qu’il a accueilli les sinistrés dudit incendie, et les a nourris. Macron, lui, n’a jamais eu un geste en faveur des pauvres et des sinistrés, par exemple ceux de Marseille, dont les maisons se sont effondrées. Il préfère les insulter, les traiter de fainéants, dire qu’ils constituent une « foule haineuse », et dépenser à son seul profit l’argent de l’État. Même Chirac et Sarkozy, qui n’étaient pas des saints, ne sont pas allés aussi loin.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
Bizarre comme comparaison ! Moi je comparerais plutôt Macron à Attila dont on disait que partout où son cheval passait, l'herbe ne repoussait pas. Mais je comprends pourquoi le moraliste acharné qu'est Onfray a choisi Néron.
Où alors, si on veut une comparaison plus moderne, il faut penser aux créatures de "Indépendance day" dont l'intention était d'exterminer l'espèce humaine.
Bercy et Macron savaient bien quelles conséquences auraient leurs nouvelles taxes sur les classes populaires;
Selon moi, Macron veut
- la mort de l'économie réelle en France (tout le contraire de Ayn Rand ou de Trump apriori)
- la mort des petits blancs attachés à leur histoire et leur territoire
- la mort de la culture française (qui d'ailleurs n'existe pas)
- la mort de la défense nationale
- la mort des institutions
- la mort de la nation France
C'est un liquidateur.
Pas de scrupules, il profite de la naïveté des maires et des Français et leur fait croire qu'il est soucieux de leur intérêt et du pacte républicain; Il n'en est rien.
Si mon analyse est exacte, les petites et moyennes entreprises, enracinées en France, (dont beaucoup hélas dépendent de multinationales) devraient pâtir de sa politique.
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Y
On attribue beaucoup de méfaits à ce pauvre Attila, aussi injustement traité que Néron.

Quant à Macron, il a de mauvaises lectures, ce qui l’a conduit à valider la théorie économique du “ruissellement” – je crois qu’il n’a jamais prononncé le mot, mais il y croit et l’applique –, théorie dont je parlerai un jour où je n’aurai rien de mieux à faire, sachant que cette ineptie, due à un conseiller de Reagan, est d’une bêtise à faire passer Nadine Morano pour un Prix Nobel de littérature.