Ce qu’Atlas était censé avoir porté

Publié le par Yves-André Samère

Pas question ici d’un recueil de cartes de géographie, mais d’un personnage mythique.

Certainement, vous avez vu au moins une fois la représentation d’Atlas, sous forme de tableau et peut-être de statue. Ce personnage de la mythologie grecque était un Titan, le frère aîné de Prométhée, d’Épiméthée et de Ménœthios. Il était aussi connu pour être le père des Hespérides, des Hyades, des Pléiades et de la fameuse Calypso (non, pas le rafiot de cet escroc de Cousteau, mais la nymphe ayant retenu Ulysse durant sept ans sur son île, ce qui le mit un peu en retard dans son voyage de retour vers Ithaque). Or il advint que les Titans, ayant voulu faire la guerre à Zeus en vue de lui piquer sa place de chef des dieux, perdirent cette guerre, et Atlas fut puni par ledit Zeus, qui lui imposa une punition originale, porter les cieux sur ses épaules, et pour l’éternité. Porter les cieux, pas la Terre ! Cultivé, Leonardo n’aurait pas commis cette bévue (seul Michelangelo, cet obsédé, n’eut pas loupé cette occasion de représenter un homme tout nu, comme il l’a fait un peu partout dans la Chapelle Sixtine, et même dans une église de Florence, pour Jésus sur sa croix)

Bref, les artistes en général, n’ayant pas compris la nuance, ont plutôt représenté Atlas en train de porter notre planète. Voyez ICI. Sur ces trois images, seule la troisième, à droite, est conforme à la légende, les deux autres le représentent portant la Terre !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 28/04/2019 14:52

Merci. Je me demandais comment il faisait pour porter la terre sur ses épaules : sur quel support était-il debout pour porter la terre ? Là, c'est plus rassurant : le ciel ne risque pas de nous tomber sur la tête...

DOMINIQUE 28/04/2019 18:06

Les habitants de Jupiter devaient être gâtés.

Yves-André Samère 28/04/2019 16:11

Selon ces illustrations fantaisistes, il devait avoir un pied sur Mars et l’autre sur Saturne. Ce sont les artistes qui l’ont représenté, qui faisaient le grand écart.