Conflit d’intérêt à Nice

Publié le par Yves-André Samère

Le macronisme a les serviteurs qu’il mérite. Le dernier en date de ces larbins est le procureur de la République de Nice. Chargé d’instruire (le terme n’est peut-être pas le bon, mais je m’en fiche) cette affaire dont je vous ai déjà parlé, celui de cette dame âgée de 73 ans, Geneviève Legay, militante des Gilets jaunes, et qui s’est retrouvée à l’hôpital après avoir été frappée, affirme-t-elle, par un policier chargé de contenir les manifestants, a décidé de confier l’enquête à... la maîtresse du commissaire qui commandait les policiers lors de la manifestation !

Tout le monde, évidemment a crié au scandale : les réglements de la justice interdisent de faire mener une enquête par quiconque est en rapport (et ici quel rapport !) avec une personne impliquée dans l’affaire. Si vous ne voyez pas pour quelle raison, je vous conseille de visionner tous les épisodes de la série Engrenages, il est souvent question de ce point de droit.

Mais, certainement, cet honnête commissaire ne rencontre jamais la femme avec laquelle il vit ! Donc il n’y a aucun problème.

Depuis, l’enquête a été confiée à un juge d’instruction, ce qui vaut peut-être mieux...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Je me demande comment le procureur pouvait penser que cette entorse aux règles élémentaires passerait inaperçue. Cependant, il y a des enquêtes parallèles, ce qui ne simplifie pas les choses. L'IGPN (la police des polices ou boeufs carottes) qui examine les agissements des policiers, le juge d'instruction qui examine les faits dans leur ensemble, donc les témoins, donc les policiers... autrement dit ils se marchent sur les pieds.
Ecouté une interview de la victime, qui dit ne pas se souvenir (tu m'étonnes) de ce qui s'est passé, mais qu'elle "pensait" avoir reçu un coup de matraque... ce qui simplifie encore les choses.
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Y
Oui, elle a enfin pu parler au journaliste de “Quotidien”, maintenant qu’elle a quitté l’hôpital de Nice. On pouvait s’y attendre, d’ailleurs. Tous ces obstacles édifiés par le gouvernement afin de l’empêcher de parler étaient ridicules.