Sauve qui peut chez les ministres !

Publié le par Yves-André Samère

Ainsi donc, en moins de deux ans de présence à l’Élysée, Macron a nommé... cinquante ministres. Et dans le même temps, quatorze d’entre eux sont partis. Alors que, sous Hollande et dans une période équivalente, seulement deux avaient quitté le gouvernement.

Cela donne à réfléchir. Attendu que Macron n’a renvoyé personne (il garde même les gens dangereux comme Benalla), il faut en conclure que tous les partants ont démissionné de leur propre gré, parce qu’ils en avaient marre de travailler sous les ordres d’un tyran méprisant. Vous croyez vraiment que Collomb a « claqué la porte », comme disent les mauvais journalistes ? Il a plutôt pris la poudre d’escampette, parce qu’il avait compris dans quel guêpier il s’était fourré, et a préféré se réfugier à Lyon, d’où il venait. Et Nicolas Hulot ? Et Bayrou ? Et Françoise Nyssen ? Et Marielle de Sarnez (oui, elle a bien été ministre, même si nul ne s’en souvient : aux Affaires européennes) ? Et Sylvie Goulard (un mois au ministère de la Défense) ? Mais n’en jetons plus, la cour est pleine. Les rats quittent le navire, sûrement parce qu’ils font confiance au capitaine...

En réalité, certains (huit, dit-on), sont partis parce qu’ils traînaient trop de casseroles. Et compliments pour son flair à celui qui les avait choisis. C’est curieux que tant de gens qui se présentent aux élections législatives comme honnêtes finissent par craindre pour leur matricule, et tentent plutôt de se faire élire au Parlement européen, où l’on est parfaitement tranquille.

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