La légende de la crèche de Noël

Publié le par Yves-André Samère

Si on connaît un peu la Bible, par exemple en s’étant farci la lecture complète de ce pavé très indigeste et bourré d’absurdités (Dieu interdisant qu’on mange du lièvre, parce que c’est « un ruminant », ou de la chauve-souris, parce que c’est « un oiseau »), on comprend que tout cloche – le décor, la saison, les personnages secondaires et les évènements décrits – au sein de cette histoire de la naissance de Jésus né dans une étable de Bethléhem. Détaillons un peu, ça ne peut pas nuire.

- Le décor. Joseph et Marie, qui vivaient en Galilée, n’avaient aucune raison de venir à Bethléem pour se faire recenser, car le recensement ne concernait pas la Judée. Donc, exit Bethléhem. Pour être plus précis, rappelons qu’il a existé DEUX localités du nom de Bethléhem à l’époque supposée des évènements.

- La saison. Jérusalem manquait de place dans les hôtels, mais uniquement au moment de la Pâque. En décembre, pas besoin d’aller loger dans une grange de banlieue.

- Les personnages. Nulle part la Bible ne mentionne que les mages étaient rois et qu’ils étaient au nombre de trois. Elle ne mentionne pas non plus leurs noms, qui ont été inventés au troisième siècle.

- Le bœuf et l’âne. Absents du récit.

Cerise sur le gâteau, on ne trouve aucune mention d’une quelconque fête de Noël dans toute la Bible, qui n’a été maintenue dans les églises que parce que ce cérémonial rapportait de l’argent. Tout cela, par conséquent, relève d’un folklore très postérieur à la rédaction du livre prétendu sacré, dont les chrétiens se passaient bien... tout comme les enfants se passaient bien du « Père Noël » avant son invention en 1829, dans un poème que publia le « New York Times ». Auparavant, il n’y avait que « saint » Nicolas, que l’on fête encore dans le département du Nord.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 30/05/2019 07:18

En fait, noël n'a rien à voir avec la Bible, ce n'est qu'une récupération d'un vieux rite païen par les catholiques, qui voulaient, disons, repeindre ces fêtes aux couleurs de la religion. On retrouve ce rite dans les pays nordiques, à la Sainte Luce, la fête de la lumière, car le jour augmente par rapport à la nuit, promesse de renouveau.

Yves-André Samère 30/05/2019 14:17

La récupération d’une fête païenne par les chrétiens est un grand classique. La magouille est très connue.

DOMINIQUE 30/05/2019 10:46

Une seule fête n'a pas pu être récupérée par les catholiques, c'est la Saint Jean le 21 juin, qui était un jour (et nuit) de débauche.
C'est Jack Lang qui l'a fait, pour le malheur des mélomanes !

Yves-André Samère 30/05/2019 08:16

Exact. Comme quoi, l’Église catholique pratique aussi le hold-up. Pourquoi se gêner ?