Mon pianiste préféré

Publié le par Yves-André Samère

Initialement, mon pianiste préféré était Rafał Blechacz (prononcez « rafaou bléjatch », c’est un nom polonais – variante : “blé-Hats”), mais il est devenu célèbre à peu près partout – on trouve ses enregistrements sur Spotify, allez l’entendre, il est parfait. Or, depuis environ un an, j’ai changé de cible, et je préfère à présent Alexandre Malofeev, dont l’anglomanie des médias a transformé le prénom en « Alexander », ce que rien ne justifie.

En fait, en Russie puisqu’il est russe, on prononce « Alixann’dr’ Maloféiève ». Il n’aura dix-huit ans qu’au mois d’octobre, et c’est déjà un maître du piano, connu quasiment dans le monde entier (il a joué en Russie, évidemment, en Azerbaidjan, en Finlande, en France, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Australie, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Israël, en Chine, au Japon et aux États-Unis). Il n’est pas sur Spotify, mais ça viendra. En attendant, on le trouve facilement sur YouTube, et il a déjà donné trois concerts à Paris, le 31 janvier pour le dernier.

À ce propos, je dois protester, si bien que j’invite les Gilets Jaunes à m’imiter : l’enregistrement intégral de son concert à la Fondation Louis-Vuitton a été fait par un saboteur, et la bande-son n’est pas synchronisée avec la bande-vidéo. De sorte que le tout est inécoutable. À Moscou, sous Staline, on l’aurait envoyé au goulag. Mais à Paris et sous Macron, on lui aurait donné la Légion d’Honneur, comme à Isabelle Balkany.

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