Voter contre la chasse !

Publié le par Yves-André Samère

Comme, en général, je me lève assez tôt et que je n’ai aucun mal à le faire, je suis allé voter sous la Canopée des Halles dès huit heures et demie. Il n’y avait pas foule, et je n’ai pas attendu.

Quelques remarques : officiellement, il y avait 34 listes de candidats, mais je n’ai reçu par la Poste que douze professions de foi, et dix bulletins de vote. Ce petit fait marrant m’a rappelé une réplique que prononçait Pierre Fresnay dans la pièce Les œufs de l’autruche, d’André Roussin : « Ils se foutent même de ce qui les intéresse ! ». De ces dix bulletins, un seul n’était imprimé qu’au recto, celui présenté par Les Républicains, le parti ex-sarkoziste qui a en tête de liste le très poli François-Xavier Bellamy. Alors, on est fauché, dans la bande à Wauquier, dont le nom ne figure nulle part ? L’UPR d’Asselineau, elle, n’a imprimé aucun bulletin, donc ses électeurs devront se débrouiller pour l’imprimer eux-mêmes. Do it yourself. J’ai aussi relevé que Josiane Balasko, sans être candidate, « soutenait » le Parti Communiste. Nous allons donc relever un raz-de-marée communiste ce soir, après le dépouillement. Dommage, Anémone est morte trop tôt.

Pour qui ai-je voté ? Après une sévère sélection, je n’ai gardé que quatre bulletins de vote, et n’ai retenu finalement que celui d’Europe Écologie Les Verts, principalement parce que son chef de file a, sur France Inter, rappelé que Macron avait divisé par deux le prix des permis de chasse, et que nul autre candidat n’a évoqué cette question. Moi, la chasse, je ne la supporte pas, et il est inutile de vouloir me faire avaler que les chasseurs ne flinguent les bestioles QUE pour conserver l’équilibre de la Nature. Je rêve, comme Chantal Goya, que « Ce matin, un lapin a tué un chasseur ».

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

C
Vous devriez être indulgent avec tous ces tartarins, il arrive qu'un chasseur tue un chasseur contribuant ainsi, modestement, à l'équilibre de la nature.
Je dois avouer que j'ai chassé, une seule fois, j'avais onze-douze ans et j'ai tué un moineau d'un coup de lance-pierre. Je regrette d'avoir enlevé la vie à cet animal qui ne m'avait rien fait mais ce n'est pas cela qui m'a dégoûté de la chasse. Après ce "coup de maître" j'étais dans un état d'euphorie, d'excitation tel que je tirais sur tout ce qui bougeait mais au calme revenu j'ai eu peur du personnage qui venait de m'habiter et ce tableau pitoyable fut mon dernier.
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Y
Moi, j’ai tué un perdreau. Comme il est tombé dans un buisson, je ne l’ai pas retrouvé ! J’ai revendu mon fusil dans la foulée, et je regrette encore mon exploit.