« Cesare »

Publié le par Yves-André Samère

Je n’ai pratiquement pas lu de mangas (ces bandes dessinées japonaises), attendu que, d’ailleurs, je ne lis plus de bandes dessinées, ayant abandonné cette lecture en voyant ce qu’elles sont devenues. Oui, les albums de la série Blake et Mortimer m’ont éloigné de ce genre de lecture. Pourtant, il y a quelques années, j’ai acheté les six volumes de Thermae Romae, œuvre remarquablement conçue et dessinée par Mari Yamazaki, passionnée par les bains de l’époque romaine, et qui a imaginé les aventures d’un jeune architecte du nom de Lucius, lesquelles se passent sous le règne de l’empereur Adrien – celui que Marguerite Yourcenar appelle bizarrement « Hadrien ». Et ce Lucius va se découvrir un don : chaque fois qu’il tombe à l’eau, il est transporté au Japon de l’époque moderne, où il découvre l’existence des bains publics, modèle dont il va s’inspirer à chacun de ses retours dans la Rome d’Adrien. Ces pages sont très instructives, et remarquablement dessinées.

Or, loin de m’en tenir à cela, j’ai appris depuis l’existence d’une autre série de mangas, intitulée Cesare, et consacrée à... César Borgia, fils du pape Alexandre VI, et qui a une réputation bien pire que celle de Néron. Cette série a pour auteur la dessinatrice Fuyumi Soryo, épaulée dans son travail par Motoaki Hara, le spécialiste nippon de la Renaissance et traducteur de Dante. J’ai aussitôt commandé les trois premiers tomes, sur les onze parus à partir de 2013, et qui décrivent Cesare Borgia dans sa jeunesse. Vous savez sans doute que ce personnage a inspiré Machiavel pour son livre Le prince, qu’il faut lire absolument. Je recevrai ces livres dans quelques jours, et j’en parlerai peut-être, si je ne me suis pas noyé entre-temps avec ces pluies qui ne cessent pas.

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