Au gui l’an neuf... l’année suivante !

Publié le par Yves-André Samère

On sent qu’à France Inter comme ailleurs, nous sommes en vacances, car tous les bons journalistes sont partis se faire bronzer loin de Paris.

En conséquence, ce matin, une inconnue nous annonce que, en l’an 2000, c’était le début du vingt-et-unième siècle. Ce qui semble évident à une majorité de ploucs, pour lesquels la première année d’un siècle, c’est celle dont le millésime comprend trois zéros à droite.

Ben non, pas du tout ! Attendu que l’année zéro n’a jamais existé – puisque c’est une absurdité à la fois logique et arithmétique, et j’ai expliqué pour quelles raisons, au pluriel –, les siècles commencent TOUS par un millésime se terminant par 01. Lire ICI et .

Et donc, le siècle actuel a débuté en 2001. On se souvient que les Français, en majorité, croyaient que le début du vingt-et-unième siècle devait commencer le 1er janvier 2000, mais les journaux sur papier, et le commerce en général, ont rectifié l’erreur, si bien que nos chers et très savants compatriotes ont dû patienter une année entière pour sabrer le champagne.

Naturellement, cette rectification n’a connu aucun effet sensible, et la majorité des Français sont retournés à la seule source qu’ils connaissaient : la télé.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

M
"Ce siècle avait deux ans" écrivait Victor Hugo en évoquant son année de naissance (1802). Même les plus grands auteurs peuvent donc proférer des âneries. Je n'ai jamais lu une seule ligne corrective à ce propos.
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Y
En effet ! Comme il est né le 26 février 1802, son siècle n’avait qu’un an et deux mois. Mais ce devait être difficile d’insérer ce renseignement dans un vers.

Merci, en tout cas, pour cette remarque.