Comment causer français comme pas un

Publié le par Yves-André Samère

Franchement, vous n’en avez pas jusque par-dessus la tête, de ce langage de bas étage ? Je viens de lire un titre dans la page de Marianne.fr, qui pose la question : « Affaire Rugy : elle est passée où, la moralisation ? ». On a envie de retourner la question à la pseudo-journaliste qui a écrit cela, sans doute avec ses pieds, mais qui se présente comme « philosophe, haut fonctionnaire ». Sic, re-sic et re-sisic !

Le français, elle l’a appris où ?, pour parler comme elle. Guy Carlier, s’il me prêtait sa plume, la qualifierait volontiers de « gourdasse ». Cette philosophe-haut fonctionnaire pourrait sans dommage retourner à l’école. Je connais des individus plus jeunes qui parlent un meilleur français.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Surtout, cela témoigne du mépris que certaines personnes, soi-disant de l'élite, manifestent vis-à-vis du "peuple", qui est censé ne pas comprendre si on emploie des phrases trop compliquées.
Où est le temps qui essayait de tirer les gens "vers le haut" en employant un beau français ?
Répondre
Y
Quand c’est la prétendue élite (du genre de Macron) qui tire les gens vers le bas et en donne l’exemple, on peut dire que tout est perdu. J’écoutais ce soir sur France Inter une scientifique qui intervenait en tant que telle, et qui, en deux minutes, a commis au moins trois fautes de français. Naguère, j’ai entendu une institutrice qui demandait à un de ses élèves « Où c’t’y qu’t’as mis ta carte ? » (dans le jargon local, la carte, c’était le cartable). Je l’aurais volontiers étranglée.