Danièle Heymann et Pierre Péan

Publié le par Yves-André Samère

Les célébrités meurent-elles par deux ? On annonce aujourd’hui le décès de Pierre Péan et de Danièle Heymann, tous deux journalistes très connus.

J’ai rencontré Danièle Heymann chez Claude Lelouch, pour une présentation à la presse du film Skrapp út, de Solveig Anspach : nous nous sommes croisés devant les toilettes des hommes, car celles des femmes étaient occupées. Elle m’avait confié avoir beaucoup aimé le film, ce qui tombait bien, car moi aussi. Cela dit, comme critique de cinéma, elle n’était pas fameuse, car trop sentimentale. Elle avait flingué bêtement le film The reader, qu’elle n’avait pas compris. Elle avait prétendu sur France Inter que le personnage féminin principal était devenue nazie parce qu’elle... ne savait pas lire ! Un contresens total.

Pierre Péan, c’était autre chose. Auteur de livres dévoilant des vérités pas bonnes à dire pour ceux dont il révélait les turpitudes, il gênait beaucoup, mais comme il était sérieux et savait se documenter, nul n’osait le traduire en justice. Or il visait haut, et je n’ai pas oublié son pamphlet à propos des avions renifleurs, un grand succès, dans lequel il racontait comment Giscard, président de la République, et son Premier ministre Raymond Barre avaient été grugés par deux aigrefins, Aldo Bonassoli et Alain de Villegas, qui avaient prétendu leur vendre un procédé révolutionnaire permettant, depuis un avion, de détecter la présence de pétrole dans le sous-sol des régions survolées ! Et nos chers responsables politiques avaient marché, sans renifler la duperie. En fait, les deux escrocs avaient fait auparavant main basse sur des relevés authentiques ! Seul Raymond Barre avait été accusé d’avoir détruit le rappport de la Cour des Comptes qui a analysé toute l’opération financière – ce qui, à la lumière des révélations récentes sur ses magouilles personnelles, tend à être vraisemblable. Giscard, ridiculisé, s’en sortira mieux. C’est aussi Péan qui a dévoilé le secret honteux de Mitterrand, décoré de la francisque par Pétain, puis protecteur de René Bousquet, qui, en 1942, avaient envoyé à la mort 4155 enfants juifs que les nazis ne réclamaient même pas. Son livre, Une jeunesse française, portant sur les années de 1934 à 1947, n’a pas suffi à faire tomber Mitterrand. Hélas ! Et cette canaille est toujours révérée par les socialistes...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :