Journalistes ignares

Publié le par Yves-André Samère

Décidément, on n’en sortira pas ! Les journalistes ne savent jamais de quoi ils parlent, et emploient indifféremment un mot pour un autre, sans aucune gêne, et sans scrupule d’induire en erreur ceux qui suivent leurs activités.

Ainsi, aujourd’hui sur France Inter, au journal de sept heures du soir, on a entendu l’une de ces brêles (oui, c’est un nom féminin, même s’il s’agit d’un homme) affirmer que c’était « la météo » qui avait compromis l’étape de ce jour du Tour de France. Ben non, andouille, la météo n’a pas ce pouvoir ! Son seul rôle est de déterminer le temps qu’il fera dans les jours à venir, et de rédiger le communiqué résumant les résultats de ses calculs. La météo N’EST PAS le temps qu’il fait. Dire ce genre de sottise, c’est comme si on pensait que, dans un procès, l’avocat était l’accusé qu'il défend ; ou que, dans une salle de cinéma, la bande annonce d’un film était le film lui-même ; ou que, en politique, l’ambassadeur de France était la France en personne. Ou que la publicité ne dit que la vérité. Messieurs-Mesdames, le thermomètre n’est pas la fièvre.

Mais les journalistes, qui confondent les nombres et les chiffres, ou les adverbes trop et très, ou les adjectifs glauque et louche, ou encore évident et facile, la technologie avec la technique, ou une chute (du Mur de Berlin) et une démolition, ou le succès d’un acteur avec son talent, n’y regardent pas de si près, parce qu’aucun d’entre eux n’aurait l’idée d’ouvrir un dictionnaire afin de vérifier le sens des termes qu’ils emploient sans les connaître. Et plus le temps passe, plus cela s’aggrave.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :