Mot du jour : « aphérèse »

Publié le par Yves-André Samère

Alors que le nom aphérèse, en chirurgie, désigne l’ablation d’un organe endommagé, voire en danger de vous expédier dans l’au-delà (pensez à la gangrène d’un membre), il revêt un caractère beaucoup plus anodin en linguistique. En effet, dans ce cas, il désigne le retranchement d’une lettre ou d’une syllabe au commencement d’un mot. L’argot et le verlan en usent à l’excès. C’est ainsi qu’un autobus est devenu un bus.

Et si on procède à ce « retranchement » en fin de mot, comme le font les cancres qui parlent de leur « appart’ » parce qu’ils ont la flemme de dire appartement en entier, c’est une aphérèse ? Pas du tout ! Dans ce cas, il s’agit d’une apocope. Et si ce charcutage a lieu dans le corps du mot, c’est une... syncope. De quoi, en effet, tomber dans les pommes.

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