Le français malmené par « Le Canard »

Publié le par Yves-André Samère

Sorj Chalandon est un écrivain reconnu, qui, depuis le Prix Albert-Londres reçu en 1988, en collectionne bien d’autres, dont le Grand prix du roman de l’Académie française, en 2011. Actuellement, il travaille au « Canard enchaîné », où il publie chaque semaine une chronique sur la télévision, et, parfois, une critique sur un film récent.

Il n’y a plus guère d’écrivains au sein de la rédaction du « Canard », et Chalandon y fait un peu figure de survivant. C’est pourquoi il est permis de sursauter lorsqu’on relève, sous sa plume, une phrase comme celle-ci, trouvée en page 7 du numéro paru ce jour, et dans son dernier paragraphe : « C’est bien de pur profit dont il est question ».

Je regrette, car j’estime ce journaliste, de devoir souligner une faute manifeste dans cette construction. En effet, le mot dont signifie selon le cas duquel, desquels, de laquelle ou desquelles, autant de mots et expressions qui contiennent implicitement la préposition de. Par conséquent, la phrase incriminée contient une répétition fautive de cette préposition.

Il aurait fallu écrire, soit « C’est bien de pur profit QU’il est question », soit « C’est bien LE pur profit DONT il est question ».

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

C
Lu dans "De l'inconvénient d'être né" De Cioran : Du temps que je partais en vélo pour des mois à travers la France "....
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Y
Oui, “en vélo” signifierait “dans un vélo”, ce qui serait absurde !