Le jury Goncourt est imbuvable

Publié le par Yves-André Samère

Entendu aujourd’hui, dans l’émission de Bern sur RTL, trois écrivains familiers du jury Goncourt raconter que :

1. Houellebecq a une « petite musique » et une « écriture très-très soignée, très équilibrée ». Je hurle de rire ! J’ai lu entièrement son roman Soumission, car je ne l’avais reçu que dans un fichier PDF complètement salopé, et, comme je voulais avoir une édition lisible, je l’avais lu en entier afin de corriger les erreurs dues à la photocopie – ça, je sais faire –, et j’ai pu recenser les fautes de style et de ponctuation qui agrémentaient toutes les pages. D’ailleurs, dans l’édition définitive (feuilletée à la FNAC), subsiste encore aujourd’hui l’expression « mise à la retraire » qui n’a jamais été corrigée ;

2. pour faire partie du jury Goncourt, il faut être gastronome, car toutes les réunions de cet aréopage se font à table, elles ont lieu au moins une fois par mois, or ces agapes relèvent de la goinfrerie pure. Du reste, voici le menu qui sera servi lors de la prochaine délibération, cette semaine : en entrée, huîtres, caviar et champagne ; un tourteau royal de céleri au paprika fumé et homard ; des coquilles Saint-Jacques avec un gratin d’oignons doux et parmesan ; un bar avec des petits gnocchi au cresson ; des petits champignons boutons de guêtre ; et si quelqu’un n’aime pas le poisson, un canard colvert ; du brie farci aux truffes ; et comme dessert, des profiterolles, avec une glace à la vanille Bourbon et un chocolat chaud.

Voilà comment bâfrent les gens de la haute. Beurk... Il y a un endroit où je peux vomir ? Certains jours, et bien que complètement athée, je me sens dans la peau d’un Savonarole.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Cette accumulation de nourriture fait peur.
Pour Houellebecq, je n'ai pas grand chose à dire, car ce que j'en ai lu (deux romans) ne m'a laissé qu'un très vague souvenir, hélas surtout d'ennui. Style plat (je dois être sourde aux "petites musiques"), sujets inintéressants, le tout délayé sur trop de pages. J'ai persisté, parce que je voulais comprendre l'engouement pour cet écrivain. Je n'ai toujours pas compris, sagement j'ai préféré passer à d'autres écrivains.
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Y
Je n’ai rien compris, moi non plus. Il y a bien quelques écrivains français dignes d’intérêt, mais lui, non, ça ne passe pas. Hélas, il a des tas d’admirateurs béats, «  dont pas un, je crois, ne sait lire », comme a dit Voltaire dans son “Candide”.
Y
Je n’a