Le dromadaire malien (conte)

Publié le par Yves-André Samère

Treize soldats français sont morts dans un accident d’hélicoptère au Mali, mais affirmer que c’était un accident au cours duquel deux hélicoptères français se sont heurtés parce qu’ils volaient dans une nuit noire, ça ne se dit pas, et on pourrait reprocher à leurs chefs d’avoir autorisé ce type de déplacement.

Aussi, tous les ministres et chefs militaires interrogés ont dit la même chose : les treize victimes sont « mortes au combat ». Un combat contre l’obscurantisme et l’extension du bobard dans les communiqués officiels ?

Changeons de point de vue, avant d’être accusé de tomber dans le (très) mauvais goût, et rions un peu aux dépens de François Hollande. Lorsque, en 2013, il avait fait le déplacement au Mali pour y apporter le cadeau d’une aide militaire à la population locale, il avait été accueilli comme le Père Noël, ce qui, en France, ne lui arrivait pas tous les jours. Et les Maliens, reconnaissants, lui ont fait en retour un autre cadeau somptueux : un dromadaire. Qu’il a bien été obligé d’acepter, pour ne pas vexer les donateurs. Donc on a fourré l’animal dans l’avion de retour, et le dromadaire a fait connaissance avec la France éternelle.

Pas longtemps, car on ne pouvait pas l’installer dans l’Élysée, comme un vulgaire chien labrador. Le dromadaire a ainsi été offert à une famille malienne installée en France.

Et que croyez-vous qu’il arriva ? La famille malienne a... mangé le dromadaire !

L’histoire ne s’arrête pas là, puisque on en a fait une pièce de théâtre, intitulée On a mangé le chameau de M. Hollande, au théâtre Daunou. Pièce que je suis allé voir, et dont j’ai dit quelques mots ICI.

Mon Dieu, j’ai honte.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Don Liau 28/11/2019 23:14

Merci pour cette info que j'accepterai de gober sous la réserve d'une explication au fait que le dromadaire se nourrit de canards, car je cherche en vain la métaphore à moins que ce ne soit une allégorie ou encore une vanne capillotractée avec des hebdomadaires et des journaux ...
Et en tout cas, à propos de nos dépenseurs d'argent public en chef, de Corrèze, de Picardie ou d'ailleurs, honni soit qui Mali pense !

Yves-André Samère 29/11/2019 07:50

MOI, publier des “vannes” ?! ”Oh, monsieur, ce soupçon !”, comme disait le premier page dans la première scène de “Cyrano de Bergerac”.